Brême, 02/04/2007 (Agence Europe) - Les Européens se félicitent de l'initiative de paix arabe et souhaitent poursuivre leurs contacts avec les ministres palestiniens, qui n'appartiennent pas au Hamas. « Une fenêtre s'est ouverte qui devrait nous permettre de faire bouger le processus », s'est réjoui samedi Javier Solana, se félicitant de la relance d'une initiative de paix israélo-arabe lors du Sommet de Riyad et de la réaction d'Israël aux efforts de la Ligue arabe en ce sens. « L'UE doit donner à cet espoir toutes ses chances », a ajouté, à l'issue de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, le Haut représentant de l'UE pour la PESC, soulignant l'importance de garder le contact avec les membres du gouvernement palestinien d'union nationale non issus du Hamas. « Nous ne voyons pas pourquoi nous ne devrions pas voir quelqu'un qui est notre ami depuis longtemps », a indiqué M. Solana à propos du ministre des Finances palestinien Salam Fayyad. De même pour le ministre des Affaires étrangères Ziad Abou Amr, « qui a coopéré depuis longtemps avec nous ». En revanche, « personne n'a fait part de sa volonté d'entrer en contact avec le Hamas », qui ne respecte toujours pas les principes du Quartette (reconnaissance d'Israël, renonciation à la violence et reconnaissance des accords passés), a souligné Frank-Walter Steinmeier. Le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie, Nations Unies) continuera de parler d'une seule voix et une réunion avec un autre quatuor, celui des pays arabes réunissant l'Arabie Saoudite, l'Egypte, la Jordanie et les Emirats arabes unis, se profile « bientôt », ont annoncé MM. Solana et Steinmeier.
Aucun changement radical n'est envisageable à brève échéance et le mécanisme international temporaire d'aide aux palestiniens (TIM) sera prolongé jusqu'à ce que les capacités du nouveau gouvernement aient été évaluées. « Il y a eu davantage de moyens que lors des années précédentes pour aider les territoires palestiniens », grâce à ce mécanisme, qui a permis d'acheminer 700 millions d'euros en 2006, a rappelé M. Steinmeier. Mais le mécanisme devrait évoluer progressivement. « Nous allons vers un mécanisme d'aide international qui couvrirait aussi le renforcement des institutions et les questions de gouvernance », a notamment indiqué Benita Ferrero-Waldner. La Commissaire chargée des relations extérieures aura l'occasion d'écouter le point de vue palestinien sur la question lors de la venue de M. Fayyad à Bruxelles le 11 avril prochain. (ab)