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Bulletin Quotidien Europe N° 9399
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

Israël accepte de discuter de l'offre de paix arabe - Angela Merkel appelle la Syrie à collaborer sur le Liban

Bruxelles, 02/04/2007 (Agence Europe) - Israël est disposé à discuter avec les pays arabes modérés de l'initiative de paix de la Ligue arabe, a déclaré dimanche son Premier ministre Ehud Olmert, lors d'une conférence de presse avec Angela Merkel, en tournée au Proche-Orient. Comme de nombreux dirigeants européens réunis à Brême lors du Gymnich (voir autre nouvelle), la Chancelière allemande avait auparavant espéré qu'Israël saisirait la «véritable occasion de percée » que représente le plan de paix. Initialement élaboré en 2002 et entériné lors du Sommet de Riyad des 28 et 29 mars dernier, il prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires occupés en juin 1967. S'il contient des « éléments positifs » selon M. Olmert, la question au droit de retour des réfugiés palestiniens pose notamment toujours problème. « J'annonce aux dirigeants des pays arabes que si le roi saoudien initie une réunion avec les pays arabes modérés et m'invite, avec le chef de l'Autorité palestinienne, pour nous présenter les idées saoudiennes, nous viendrions pour les écouter et serions heureux de présenter les nôtres », a indiqué M. Olmert, estimant que le moment est venu « de faire un effort considérable pour faire progresser les efforts diplomatiques ».

Poursuivant sa visite dans la région, Mme Merkel s'est ensuite rendue à Beyrouth, où elle a rencontré lundi le Premier ministre Fouad Siniora, ainsi que son opposant, le Président du Parlement libanais, Nabih Berri. Au cours d'une conférence de presse avec M. Siniora, l'actuelle Présidente du Conseil européen a rappelé le souhait des Européens de voir un Liban « indépendant et démocratique ». Damas « devrait aussi contribuer » à cette évolution et « reconnaître le Liban diplomatiquement », a-t-elle ajouté, demandant à la Syrie de coopérer avec la communauté internationale pour traduire les assassins de Rafik Hariri devant la justice. « La Syrie doit tout faire pour répondre aux demandes de la commission d'enquête sur le meurtre d'Hariri », a-t-elle conclu, en jugeant: « Nous ferons de notre mieux pour mettre en place ce tribunal sans dérogation ». (ab)

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