Bruxelles, 02/04/2007 (Agence Europe) - Si elle ne participe pas à l'étude d'impact environnemental du projet de pipeline germano-russe en mer Baltique Nordstream, la Commission va, en revanche, veiller à ce que la construction de ce gazoduc sous-marin préserve l'écosystème en mer Baltique. C'est ce qu'a assuré vendredi dernier le président de la Commission José Manuel Barroso, venu à Vilnius rencontrer le chef du gouvernement lituanien Gediminas Kirkilas. « C'est une question très importante pour la région baltique tout entière », a-t-il affirmé devant la presse, assurant que la Commission « suit très attentivement ce projet pour s'assurer qu'il soit exécuté en conformité avec les réglementations environnementales ». « L'étude d'impact environnemental est en marche (ses résultats sont attendus pour l'automne, NDLR), on verra alors si Nordstream présente des dangers ou non pour l'environnement. Cette infrastructure est bienvenue si elle respecte les normes environnementales pour préserver un écosystème fragile », a renchéri lundi le porte-parole pour l'Energie à la Commission, Ferran Tarradellas. Le projet Nordstream rencontre une vive opposition, pour des raisons environnementales, des trois pays baltes, de la Pologne, de la Suède et de la Finlande. Devant M. Barroso, M. Kirkilas a de nouveau souligné les dangers liés à la construction de ce pipeline sous-marin, notamment dus aux armes chimiques déposées sous la Baltique lors de la deuxième guerre mondiale. (eh)