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Bulletin Quotidien Europe N° 9322
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/pesc

Députés nationaux et européens demandent « plus d'Europe », mais aussi un contrôle parlementaire renforcé

Bruxelles, 06/12/2006 (Agence Europe) - Il existe un large consensus entre parlementaires nationaux et députés européens sur le fait que l'Union européenne doit jouer un rôle plus important dans la prévention des conflits, a souligné mardi à Bruxelles Michael Roth (SPD), membre du Bundestag, qui avait été désigné rapporteur de la réunion interparlementaire PE/Parlements nationaux des 4/5 décembre sur la question de la prévention des conflits (voir EUROPE n°9321). Les citoyens européens attendent que l'UE s'engage davantage dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune pour être plus présente sur la scène mondiale. « Le groupe de travail est unanime pour dire que dans le domaine de la PESC, il n'y a pas trop, mais trop peu d'Europe », a-t-il dit. Mais le groupe a aussi constaté que pour réaliser des « progrès durables » dans ce domaine, « l'entrée en vigueur du traité constitutionnel sera indispensable » en raison des multiples améliorations qu'il contient: ministre européen des Affaires étrangères, service diplomatique européen, etc. (le rapport de M. Roth cite notamment le récent rapport des services de la Commission sur le coût de l'absence de Constitution, résumé dans EUROPE n°9316). Dans ses relations avec les pays tiers, l'UE doit veiller à la solidarité interne entre ses membres: « Jusqu'ici, des intérêts nationaux particuliers priment trop souvent sur l'intérêt général de l'Union », souligne le rapport. La stratégie européenne de sécurité est utile, mais elle devrait être actualisée et révisée, estime le rapporteur qui souhaite aussi un approfondissement de la coopération entre l'UE et le Conseil de l'Europe. L'UE manque aussi d'une « stratégie durable » pour prévenir des catastrophes humanitaires dans le monde, poursuit le rapport: « Très souvent, l'Union agit trop tard ». Les parlementaires nationaux et européens suggèrent aussi qu'en principe, toutes les interventions humanitaires des Etats membres soient planifiées par l'Union européenne. Ils demandent aussi un renforcement du contrôle parlementaire de la PESC, notamment en accordant un rôle plus important au Parlement européen, en améliorant la coordination entre le PE et les Parlements nationaux et en revitalisant l'Assemblée parlementaire de l'Union de l'Europe occidentale (UEO).

La future politique énergétique de l'UE a également été au centre des débats de la réunion interparlementaire. Un groupe de travail (rapporteur: Jouko Skinnari, membre du Parlement de Finlande) a présenté un rapport qui souligne la nécessité « de placer le consommateur au centre du débat » sur la future politique énergétique. « Cela peut aider à démontrer la plus-value que l'Europe peut apporter aux citoyens ». Les décisions visant à assurer la fourniture d'énergie à des prix abordables et dans des conditions écologiques durables « ne peuvent plus attendre (…) Nous devons agir maintenant ». « Agir rapidement sur la sécurité d'approvisionnement et contre le changement climatique est absolument vital pour l'Union européenne », note le rapport. L'UE doit aussi veiller à ce que ses sources énergétiques soient diversifiées, « sans exclure aucune méthode de production énergétique durable », y compris le nucléaire, a expliqué le rapporteur. Le « mix énergétique » doit rester une compétence des Etats membres, a-t-il insisté. Les membres du groupe de travail ont aussi plaidé pour l'achèvement du marché intérieur de l'énergie et un renforcement de la concurrence à l'intérieur de l'UE. (hb)

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