Bruxelles, 06/12/2006 (Agence Europe) - « L'Europe doit reconnaître l'importance de la proximité entre les banques de détail et leurs clients et l'importance du choix du consommateur en termes à la fois de produits et de fournisseurs. À cet égard, la pluralité des banques, quelle que soit leur nature - entreprise à responsabilité limitée, coopérative, fondation, banque publique - reflète non seulement la pluralité des objectifs et des priorités des entreprises européennes mais aussi la pluralité des besoins des consommateurs », a déclaré vendredi 1er décembre Heinrich Haasis, nouveau Président du Groupement européen des caisses d'épargne (GECE). Et d'ajouter: « Puisqu'il n'existe pas un modèle unique de consommateur européen, il ne devrait pas y avoir de modèle standardisé d'offre bancaire de détail ».
Philip Lowe, de la Direction générale à la concurrence au sein de la Commission, a rappelé que la banque de détail représente « plus de 50% de la totalité de l'activité bancaire en Europe, approximativement 2,5% du PIB total de l'UE » et emploie « plus de trois millions » de personnes. Il a exprimé le besoin d'une intégration dans ce domaine, même si « la consolidation du marché (…) n'est pas un objectif en soi » et malgré les différences linguistiques, culturelles et fiscales. La Commission présentera à la mi-janvier son rapport final sur l'enquête qu'elle a lancée dans le domaine des cartes de paiement ainsi que des comptes courants et des services afférents (voir EUROPE n°9235 et 8967). M. Lowe a indiqué plusieurs sujets de préoccupation tels que les ventes liées (« tying practices »), l'accès aux registres de crédit, les règles discriminatoires et les structures de prix (« fee structures ») dans les systèmes de compensation et de règlement-livraison. Selon lui, la Commission devra également déterminer si certaines formes de coopération et de coordination interbancaires constituent des comportements anticoncurrentiels. (mb)