Bruxelles, 06/12/2006 (Agence Europe) - La réunion ministérielle informelle des ministres de l'UE responsables de l'éducation et de la formation, qui s'est achevée le 5 décembre, a abouti à l'approbation par les Vingt-cinq du « communiqué d'Helsinki », un document qui synthétise les défis posés à la formation professionnelle et définit les objectifs et les priorités du processus de Copenhague en matière de formation professionnelle pour les deux prochaines années. Le processus vise notamment à promouvoir la coopération européenne et la mobilité dans ce domaine. « Le processus de Copenhague a réussi à mettre en lumière le rôle que peut jouer la formation professionnelle en Europe dans l'amélioration des compétences et de la compétitivité. Nous devrons disposer d'une main-d'oeuvre suffisamment qualifiée et faisant preuve de flexibilité, prérequis de la société de la connaissance et de l'innovation », a déclaré Antti Kalliomäki, le ministre finlandais de l'Education à l'issue de la réunion qu'il présidait.
Le communiqué d'Helsinki souligne la nécessité de développer des outils communs facilitant la mobilité en Europe des étudiants et des travailleurs de l'enseignement professionnel ainsi que la reconnaissance et la prise en compte des acquis en la matière. Ces outils communs, qui devraient être « prêts » en 2010, comprennent, par exemple, le cadre européen des certifications (EQF), qui améliore la comparabilité des diplômes, et le système européen de transfert de crédits (ECVET). Leur développement et les essais dont ils feront l'objet constitueront les priorités de l'action à venir. Le troisième outil important est EUROPASS, qui est déjà utilisé et continuera d'être perfectionné. Le communiqué assigne également pour objectif à l'UE la création, d'ici 2008 (date à laquelle aura lieu une réunion de suivi), d'une base solide pour des statistiques comparables en matière de formation professionnelle. Sur ce point, « une attention particulière devra être accordée à l'amélioration des données statistiques et de recherche, afin que nos mesures de développement reposent sur un fond de données encore plus fiable. L'exploitation systématique et cohérente des données existantes importe davantage encore que la collecte de nouvelles données », a souligné M. Kalliomäki.
En mettant en avant le fait qu'il est primordial pour la réussite du processus de Copenhague que tous les acteurs de la formation professionnelle puissent y prendre part, le communiqué indique par ailleurs que le processus va passer à sa phase de mise en œuvre. « Nous sommes parvenus à une nouvelle phase, l'implantation du processus au niveau des dispensateurs de formation et des établissements d'enseignement. Nous aurons là beaucoup de pain sur la planche », a observé M. Kalliomäki, ajoutant que « dans la phase actuelle du processus, le plus important ( …) est de poursuivre l'action que nous avons menée avec succès ensemble ». M. Kalliomäki a par ailleurs estimé qu'en dépit de la disparité des systèmes de formation professionnelle dans l'UE, « nous avons bien réussi ». « La différence est aussi une richesse », a-t-il conclu. (ol)