Bruxelles, 06/06/2005 (Agence Europe) - Eurydice, le réseau d'information sur l'éducation en Europe, a publié, avec l'appui de la Commission européenne, un état des lieux de la mise en œuvre du Processus de Bologne dans les 40 Etats participants, à l'occasion de la Conférence de Bergen qui s'est tenue les 19 et 20 mai derniers (voir EUROPE n° 8952). Voici les développements mis en exergue par le rapport: - structures en deux cycles : les études sont désormais organisées en deux cycles (Bachelor/Master) dans 33 pays. L'Espagne, la Hongrie et la Roumanie ont récemment légiféré pour introduire ce système alors que la Suède et le Portugal préparent des projets de loi à cet effet. Andorre et la communauté germanophone de Belgique n'ont pas pris de mesure en ce sens ; - formation théorique à la recherche, souvent intégrée au doctorat : pour entamer un programme doctoral, le candidat doit généralement détenir un diplôme de second cycle (« Master »). Certains pays (Allemagne, Chypre, Croatie, Grèce, Irlande, Islande, Royaume-Uni, Slovénie et Turquie) acceptent des candidats avec un diplôme de premier cycle (« Bachelor »). Le doctorat dure généralement trois ans, avec des variations d'un pays à l'autre (deux ans seulement en Autriche, Espagne, Liechtenstein et Slovénie mais huit ans à Chypre). Tous les pays requièrent de la part des étudiants la présentation d'un projet de recherche individuel: - l'ECTS, de plus en plus utilisé à des fins d'accumulation de crédits : initialement conçu comme un moyen de faciliter la mobilité transnationale des étudiants, le système européen de transfert et d'accumulation de crédit (ECTS) est désormais utilisé comme système de validation des formations au niveau national. Parmi les 31 pays qui l'ont adopté, le Vatican et l'Ecosse sont actuellement les seuls à l'utiliser à des fins de transfert de crédit ; - le supplément au diplôme est désormais répandu et délivré automatiquement : ce document, qui décrit la qualification obtenue afin de favoriser la reconnaissance des diplômes en Europe, est désormais largement répandu. Il est délivré, automatiquement et gratuitement, dans la plupart des pays l'ayant adopté. A partir de 2005/2006, seules l'ancienne République yougoslave de Macédoine et la Hongrie (pour la version anglaise) le délivreront uniquement sur demande et contre paiement ; - participation fréquente des étudiants à l'évaluation de la qualité : la grande majorité des pays disposent d'un organe national d'évaluation et/ou d'accréditation, la plupart des membres de l'Association européenne de la qualité dans l'enseignement supérieur (ENQA). Les étudiants sont très souvent impliqués dans le processus d'évaluation.
« Si ce rapport met en évidence les progrès considérables déjà réalisés en faveur de systèmes d'enseignement supérieur plus compatibles et plus facilement comparables, il souligne également les efforts à poursuivre (…) pour permettre aux universités de contribuer pleinement à « l'Europe de la connaissance », souligne dans la préface Jan Figel, Commissaire en charge de l'éducation. (Le rapport est disponible en ligne: http: //http://www.eurydice.org/Documents/FocHE2005/en/FrameSe.htm ).