Bruxelles, 06/06/2005 (Agence Europe) - Le ministère de l'Economie français a annoncé dimanche soir la cession d'au moins 152 millions de titres France Télécom (soit 6% du capital), avec la possibilité d'allouer, selon la demande, jusqu'à 198 millions d'actions (8% du capital). Cette opération permettra à l'Etat français de récolter entre 3,5 et 4,5 milliards d'euros, sur la base du cours de France Télécom le 3 juin (22,88 euros). Au terme de cette cession, effectuée via un placement auprès d'investisseurs institutionnels (BNP Paribas, ABN Amro, Goldman Sachs et Deutsche Bank), l'Etat ne détiendra plus que 33 à 35% du capital de l'opérateur télécom, mais conserve sa minorité de blocage. La clause de conservation obligatoire (« lock up ») entourant, depuis septembre 2004, les 41% détenus directement ou indirectement par l'Etat dans le capital de France Télécom expirait le 4 juin. En démarrant aussi rapidement l'opération, l'Etat français a voulu éviter que les spéculations à propos de la cession ne pèsent sur l'action France Télécom (les investisseurs qui anticipent un placement ont tendance à vendre leurs propres actions afin d'en racheter d'autres plus tard, à un meilleur prix, au moment de la cession).