Bruxelles, 06/06/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé lundi que les contributions de plusieurs États membres au budget de l'UE pour 2005 seront une nouvelle fois réduites, cette fois d'un montant global de 526 millions d'euros. C'est la deuxième fois, cette année, que la Commission revoit à la baisse le montant des contributions des États membres. En effet, après une première réduction en mai dernier, rendue possible grâce à l'excédent du budget 2004 (EUROPE n° 8949), la Commission invoque aujourd'hui la publication de nouvelles données économiques (taux de croissance, inflation, taux de change, etc.) et un excédent du Fonds de garantie des actions extérieures (526 millions d'euros) pour proposer un nouveau budget modifié. Ainsi, le Royaume-Uni verra sa contribution pour 2005 réduite de 909 millions d'euros et l'Allemagne la sienne de 320 millions d'euros. D'autres pays bénéficieront de réductions plus modestes: - Hongrie (-85 millions), Autriche (-37 millions), Portugal (-22 millions), Pays-Bas (-17 millions), Danemark (-12 millions), Slovénie (-8 millions), Lituanie (-6 millions), Malte (-5 millions), Slovaquie (-2 millions). En revanche, les contributions des autres pays membres vont augmenter: - Belgique (+133 millions) et Espagne (+163 millions) en raison de la révision à la hausse de leurs prévisions relatives aux assiettes TVA et RNB ; - République tchèque (89 millions) et Pologne (318 millions) à cause des variations des taux de change ; - Suède (+59 millions) ; - Irlande (+58 millions) ; - France (+25 millions) ; - Chypre (+16 millions) ; - Lettonie (+13 millions) ; - Grèce (+12 millions) ; - Finlande (+8 millions) ; - Luxembourg (+2 millions) ; - Estonie (+1 million) ; - Italie (+1 million). De nouvelles données économiques ont également été utilisées pour calculer le financement du rabais britannique, estimé à 5 185 millions d'euros cette année. La Commissaire au budget, Dalia Grybauskaité, a salué cette « excellente nouvelle », qui « bénéficiera aux États membres qui disposeront ainsi de ressources accrues pour les budgets nationaux, et auront aussi « une vision plus précise de leurs contributions pour cette année».