Bruxelles, 29/10/2003 (Agence Europe) - En commentant les prévisions économiques de la Commission européenne pour les pays candidats à l'adhésion, le Commissaire Pedro Solbes a salué, mercredi devant la presse, les bonnes performances économiques de ces pays, aussi bien en ce qui concerne la croissance (qui devrait atteindre 3,1% en 2003, 3,8% en 2004 puis 4,2% en 2005), que l'inflation (qui a considérablement reculé en 2002). Il a reconnu cependant que la situation n'est pas aussi favorable du point de vue des déficits publics puisque cette année, six des futurs Etats membres (République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Chypre et Malte) sont susceptibles d'enregistrer des déficits de plus de 3 % du PIB.
« Il y a des éléments positifs très clairs, comme la croissance qui est bonne, et l'inflation qui s'est bien comportée. Mais la situation n'est pas aussi bonne du point de vue de vue des déficits publics, puisqu'il y a eu des dérapages dans certains pays que nous jugeons préoccupants. Il faudra faire attention, à partir du 1er mai, aux pays qui ont des difficultés du point de vue du déficit public », a expliqué M. Solbes en répondant à un journaliste qui lui demandait si la Commission était satisfaite des résultats de ces pays en matière de convergence. Autre source de préoccupation, selon M. Solbes, le taux de chômage estimé à 15% en 2005.
Par ailleurs, M. Solbes a confirmé qu'en principe aucun pays candidat ne sera en mesure d'entrer dans la zone euro avant 2006, étant donné qu'il faut au préalable participer pendant deux ans au mécanisme européen de change. Même sans tenir compte de cet aspect spécifique, « je crois qu'il n'y a aucun pays qui serait capable de remplir les autres conditions », surtout à cause des déficits publics, a-t-il ajouté. Il a cité notamment le cas de la République tchèque (avec un déficit de 8,0% du PIB en 2003, 6,3% en 2004 et 5,2% en 2005), de la Hongrie (5,4% en 2003, 4,4% en 2004 et 3,6% en 2005) et de la Pologne (4,3% en 2003, 5,9% en 2004 et 4,9% en 2005). « Même si l'évolution de l'inflation s'améliore, il y a encore des différences très fortes entre pays », a ajouté le Commissaire Solbes.