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Bulletin Quotidien Europe N° 8575
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mashreq/syrie

La Syrie et l'UE près de conclure les négociations sur l'accord d'association - A Damas, premier salon "Europartenariat UE-Mashreq"

Damas, 29/10/2003 (Agence Europe) - La Syrie et l'UE prévoient de conclure leurs négociations pour un accord d'association basé sur le libre-échange avant la fin de cette année, a affirmé le Premier ministre syrien à l'ouverture du "Partenariat UE-Mashreq". Cette manifestation, organisée conjointement, du 23 au 25 octobre, par la Commission européenne (sur ressources MEDA) et les autorités et les chambres de commerce et d'industrie de la Syrie, de la Jordanie et du Liban, vise à encourager les entreprises industrielles, de service et de commerce européennes et des trois pays à nouer des contacts utiles dans la perspective de l'ouverture réciproque des marchés. L'approche est celle aussi de l'incitation des entreprises syriennes, jordaniennes et libanaises à collaborer davantage entre elles dans une perspective d'intégration sous-régionale et dans le cadre du projet de zone de libre-échange multilatérale euro-méditerranéenne à l'horizon 2010, a souligné le représentant de la Commission européenne, son chef de délégation à Damas, Frank Hesske. La Commission espère aussi, par ce biais, aider la région du Mashraq à améliorer ses capacités d'attraction de l'investissement étranger, a dit M. Hesske.

Frank Hesske a aussi confirmé que les récents rounds de négociations techniques entre Bruxelles et Damas (mi-octobre) sur un accord d'association ont permis d'enregistrer des pas en avant appréciables après six années de pourparlers hésitants, du côté syrien, sur l'opportunité d'ouvrir le marché national à la concurrence étrangère. "99% des points en discussion ont été réglés", a affirmé M. Hesske. Le restant porte sur le rythme de démantèlement tarifaire que Bruxelles souhaite rapide au début du processus, contrairement à Damas qui en souhaite l'étalement sur les douze années de transition envisagées. Parmi les autres points à régler, il y a aussi la question du régime d'accès pour les produits de l'agro-industrie.

Du côté syrien, le vice-ministre de l'Economie et du Commerce, Sami Habash, précise que son pays compte poursuivre les discussions sur le chapitre du dialogue politique, la question du rythme de démantèlement et aussi celle des pics tarifaires syriens à réduire dès l'entrée en vigueur de l'accord, et souhaite aussi obtenir plus de souplesse dans l'exigence communautaire européenne de convertibilité de la livre syrienne et de liberté de transfert des retours sur investissement pour les opérateurs européens. Le système bancaire syrien - où il n'y a aucun établissement privé - est en voie de restructuration, à l'exemple de toute l'économie du pays, a rappelé le ministre qui a affirmé la volonté de son gouvernement d'accélérer le processus de réformes en cours.

La Syrie, selon M. Habash, souhaite également que soit abordée la question du commerce des fils de coton (le pays en est producteur). Les exportations syriennes vers l'UE sont actuellement soumises à un régime de surveillance que Damas veut assouplir. Toutes ces questions seraient abordées au cours d'une prochaine - et peut-être ultime - réunion en novembre. La signature pourrait avoir lieu à Bruxelles en décembre et certaines sources, à Damas, évoquent la possibilité d'un voyage du président Bachar El Assad en Belgique à cette occasion.

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