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Bulletin Quotidien Europe N° 8138
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/marche interieur

Frits Bolkestein souhaite que l'UE se donne les moyens de ses ambitions pour réaliser l'objectif fixé à Lisbonne

Bruxelles, 28/01/2002 (Agence Europe) - S'exprimant vendredi devant la section du marché intérieur du Comité économique et social (CES) de l'UE, Frits Bolkestein a fait valoir que le climat d'incertitude qui caractérise actuellement l'économie rend d'autant plus nécessaire une action décisive pour tirer pleinement parti des avantages du marché unique. Ce n'est qu'à ce prix que l'UE pourra devenir l'économie la plus compétitive du monde en 2010, a-t-il martelé, faisant insidieusement remarquer qu'il y a loin de la coupe aux lèvres: "Il y a une différence entre dire que nous allons faire quelque chose et le faire effectivement". Partant de ce constat, il a estimé que le Conseil européen de Barcelone constitue une occasion pour les leaders politiques européens de confirmer leur volonté de procéder à des réformes et de raviver le sens de l'urgence.

Le Commissaire responsable du marché intérieur s'est néanmoins félicité des progrès réalisés dans des dossiers comme les télécommunications, le commerce électronique, le statut de la société européenne et le plan d'action pour les services financiers. En revanche, il a déploré qu'aucun accord n'ait encore été dégagé sur une date pour la libéralisation des marchés du gaz et de l'électricité et que le brevet communautaire soit devenu "l'otage de querelles linguistiques et des intérêts (...) des Offices des brevets nationaux". M. Bolkestein a souligné que pendant que les discussions s'éternisent, "nos entreprises sont confrontées à une situation où elles doivent débourser trois à cinq fois plus que leurs concurrentes américaines et japonaises pour bénéficier d'une protection par brevet au niveau européen". Et de conclure sur ce point: "Je continue à croire (...) qu'un mauvais brevet communautaire est pire que pas de brevet communautaire. Il ne peut y avoir de compromis à aucun prix". Autre secteur où il y a urgence, selon le Commissaire: les marchés publics. "10 % seulement des contrats (...) impliquent des biens et des services provenant d'autres Etats membres. Il est urgent d'actualiser la réglementation pour l'adapter aux nouvelles techniques et technologies, comme les marchés publics en ligne (e-procurement). Alors que des économies potentielles de 50 milliards d'euros pourraient être réalisées grâce à plus d'ouverture, le Conseil et le Parlement ne paraissent pas pressés d'en faire bénéficier les contribuables européens", a-t-il déclaré. Des progrès doivent également être faits pour achever le marché intérieur des services, a poursuivi le Commissaire, évoquant en particulier les services financiers et les pensions de retraite. Indiquant que la directive sur les offres publiques d'achat "constitue la pièce clé manquante du puzzle", il a confirmé qu'une nouvelle proposition de directive serait présentée au printemps. Il a aussi estimé que des efforts devaient être accomplis pour lever les obstacles fiscaux aux activités transfrontalières. Enfin, M. Bolkestein a rappelé aux membres du CES que la Commission travaille avec les autres institutions à un plan d'action, dont la présentation est prévue pour juin 2002 et dont l'objectif est d'améliorer les réglementations communautaires et nationales de faible qualité qui coûtent à l'économie européenne quelque 50 milliards € par an. "Nous ne pouvons pas attendre de nos entreprises qu'elles deviennent les plus compétitives du monde si nous leur suspendons un albatros autour du cou", a-t-il conclu.

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