Bruxelles, 28/01/2002 (Agence Europe) - L'embargo de l'Union européenne sur tous les produits d'origine animale en provenance de Chine (voir EUROPE du 26 janvier, p.10) a été décrété jusqu'à nouvel ordre et sera d'application dans les prochains jours, dès que la Commission aura formellement adopté la décision approuvée vendredi par le comité vétérinaire permanent. Les Etats membres et la Commission sont toutefois convenus de réexaminer la situation d'ici à la fin du mois de février, en fonction des progrès réalisés dans la qualité des contrôles en Chine. La Commission entend encourager ces progrès par des contacts étroits avec les autorités chinoises. L'objectif est de reprendre le commerce de ces produits avec la Chine dès que les mesures requises auront été prises pour remédier aux lacunes observées par les inspecteurs communautaires dans le système national de contrôle.
L'embargo temporaire frappera principalement le miel, la viande de lapin, la viande de volaille et les crustacés tels que les crevettes et les langoustines - produits qui, en volume et en valeur, représentent la majeure partie des importations européennes de produits d'origine animale en provenance de Chine, mais également les mollusques et la viande d'animaux familiers. Les importations de produits de la pêche en mer (autres que les crustacés) pourront en revanche se poursuivre.
Cette décision a été prise suite à l'identification de nouvelles substances interdites dans des produits importés de Chine - les crevettes contenant du chloramphénicol, un antibiotique interdit, en sont l'illustration la plus récente. Cette découverte confirme les résultats du rapport des inspecteurs communautaires de l'OAV (Office alimentaire et vétérinaire) dont le comité vétérinaire permanent avait été informé en décembre. Ce rapport avait révélé de graves défaillances liées tant au contrôle national de résidus dans les animaux vivants et dans les produits d'origine animale qu'à l'utilisation de substances interdites par la législation communautaire (directives 97/78/CE et 95/53/CE concernant l'alimentation animale) en raison des risques sérieux qu'elles présentent pour la santé humaine et animale.
Suivant la Commission, les Etats membres ont estimé que l'ampleur du problème justifiait cette mesure de sauvegarde.