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Bulletin Quotidien Europe N° 8138
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Stagnation des dépenses de protection sociale en 1999

Bruxelles, 28/01/2002 (Agence Europe) - En 1999, les dépenses de protection sociale ont représenté 27,6% du PIB de l'UE, soit la même part qu'en 1998. Après avoir augmenté au début des années 1990, passant de 25,5% en 1990 à 28,8% en 1993, la part des dépenses de protection sociale a ensuite baissé pour atteindre 27,6% en 1998. C'est ce qu'indique un rapport publié vendredi par Eurostat sur l'évolution de la protection sociale en Europe entre 1990 et 1999. Dans la plupart des Etats membres, la part du lion est revenue aux prestations « vieillesse/survie »: 46,0% en moyenne dans l'UE. Suivent les dépenses « maladie/soins de santé et invalidité » (34,9%), les dépenses « famille/enfants » (8,5%), « chômage » (6,8%) et « logement et exclusion sociale » (3,8%).

Les dépenses par habitant ont augmenté de 2,4% dans l'UE en 1999, soit à un rythme légèrement supérieur aux années précédentes (+1,5% par an entre 1996 et 1999). En prenant en compte les augmentations combinées de la population et du PIB en volume en 1999, on peut cependant conclure, selon Eurostat, que la part des dépenses de protection sociale dans le PIB est restée stable. Ce chiffre a varié entre 14,7% en Irlande et 32,9% en Suède: - Espagne (20,0%) ; - Luxembourg (21,9%) ; - Portugal (22,9%) ; - Allemagne (29,6%) ; - Danemark (29,4%) ; - France (30,3%). Entre 1996 et 1999, signale Eurostat, la part des dépenses dans le PIB a augmenté en Grèce (+2,6 points de pourcentage), au Portugal (+1,6) et en Italie (+0,5) et a diminué dans les 12 autres pays, en particulier en Finlande (-4,9 points) et en Irlande (-3,1).

Quant au financement de la protection sociale, la part des cotisations sociales dans le total des recettes s'est réduite au cours des années 1990 dans l'UE et est passée de 67,1% en 1990, à 60,6% en 1999. Cette diminution a été compensée par une hausse des contributions publiques alimentées par les impôts: de 28,8% en 1990 à 35,7% en 1999.

Dépenses par habitant les plus fortes au Luxembourg, au Danemark et en Suède

Exprimées en SPA (standard de pouvoir d'achat), les dépenses par habitant s'établissaient en 1999 à 5 793 en moyenne dans l'UE. Elles étaient les plus élevées au Luxembourg (8 479) au Danemark et en Suède (plus de 7 000 SPA). A l'opposé, les dépenses par habitant étaient inférieures à 4 000 SPA en Espagne (minimum de l'UE, avec 3 416 SPA), en Irlande, au Portugal et en Grèce. « Ces écarts reflètent les différences entre les systèmes nationaux de protection sociale, mais également les situations démographiques, économiques, sociales ou institutionnelles propres à chaque pays », indique Eurostat dans un communiqué, en notant cependant que les écarts « se sont réduits au cours des années 1990, puisque la dépense la plus élevée par habitant était 2,5 fois supérieure à la plus faible en 1999, contre 3,6 en 1990 ».

Eurostat constate aussi que: - si les cotisations sociales restent la première source de financement dans l'UE (60,6% du total des recettes en 1999), leur part a nettement diminué au cours des années 1990, tant en ce qui concerne la part des employeurs (de 42,5% en 1990 à 37,9% en 1999) que celle à la charge des personnes protégées (de 24,6% à 22,7%) ; - sur la période 1990-1999, les restructurations les plus importantes du mode de financement de la protection sociale ont été observées au Danemark et aux Pays-Bas, où la part des contributions publiques a chuté respectivement de 15% et 10%, ainsi qu'en France et en Italie où la part des cotisations sociales a baissé de 13% et de 12%; - il y a ainsi un recours plus important aux contributions publiques, dont la part s'est accrue de 28,8% en 1990 à 35,7% en 1999.

Eurostat précise que ces moyennes masquent toutefois des différences notables entre Etats membres: - deux pays privilégiaient, à l'inverse des autres, le financement par les contributions publiques; il s'agit du Danemark, où la part des contributions était de 65,2% et de l'Irlande, avec 59,8%; - la part des contributions publiques était élevée en Suède (48,9%), au Royaume-Uni (47,3%) et au Luxembourg (46,9%) ; - à l'opposé, la part du financement provenant des cotisations sociales restait supérieure à deux tiers en Belgique (71,8%), en Espagne (69,2%) et en France (66,8%).

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