Bruxelles, 28/01/2002 (Agence Europe) - Alors que la Commission s'apprête à rendre publique, le 5 février (et non le 30 janvier, comme initialement prévu), sa proposition de règlement sur la distribution automobile, l'Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) a exposé lundi, lors d'une conférence de presse, son point de vue sur les éléments nouveaux qui semblent se dégager et qui pourraient changer sensiblement le paysage européen dans ce secteur (voir EUROPE du 10 janvier, p. 9). Jean-Martin Folz, président de l'ACEA, réserve un accueil mitigé aux propositions du Commissaire Monti. En effet, s'il voit « avec satisfaction » l'intention affichée d'autoriser les constructeurs automobiles à déterminer le nombre et la localisation de leurs concessionnaires et d'exiger de leur part d'assurer un service après-vente, il s'inquiète néanmoins de certaines dispositions qui menaceraient ces deux principes. Ainsi, selon l'ACEA: 1) autoriser la multiplication des concessionnaires sous certaines conditions introduirait une discrimination entre les constructeurs européens (le projet de la Commission prévoirait d'ouvrir le marché à la concurrence si un constructeur détient une part de marché de plus de 15%) ; 2) l'absence de zones géographiquement délimitées serait néfaste pour les consommateurs qui risqueraient, dans les zones moins peuplées, de ne plus disposer d'un service après-vente à proximité ; 3) la possibilité pour les concessionnaires de vendre différentes marques n'est pas une mauvaise idée, pour autant que l'identité de la marque soit respectée (en installant, par exemple, les voitures dans des emplacements délimités dans les show-rooms). M. Folz a ainsi, une fois de plus, souligné l'efficacité du système actuel, en admettant qu'il exige des améliorations, mais en rejetant vigoureusement une réforme radicale.