Le Bureau européen de l’intelligence artificielle (AI Office) de la Commission européenne « emploie plus de 140 membres du personnel, dont plus de 40 au sein de son unité chargée de la sécurité de l’IA, la majorité d’entre eux disposant de profils techniques, notamment en cybersécurité », a confirmé la vice-présidente exécutive chargée de la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen, dans une réponse parlementaire adressée à Piotr Müller (CRE, polonais) qui l'interrogeait sur le nombre de fonctionnaires travaillant sur les modèles avancés et le fait de savoir si l'UE avait la capacité technique de faire appliquer les règles dans ce domaine, après les révélations concernant le modèle Mythos de l’entreprise Anthropic (EUROPE 13862/4, 13863/5).
L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA), à laquelle Anthropic a proposé un accès à son modèle Mythos (EUROPE 13879/14), apporte également son soutien à la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG CONNECT) et sa direction spécifiquement dédiée à la cybersécurité. Une fois que les pleins pouvoirs d’exécution du Bureau de l’IA entreront en vigueur, en août 2026, « les demandes d’informations et, si nécessaire, l’accès aux modèles deviendront obligatoires », a rappelé Mme Virkkunen. (Ana Pisonero Hernández)