L’entreprise technologique américaine Anthropic a proposé à l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) un accès à son dernier modèle d’intelligence artificielle, Mythos. Les discussions portent désormais sur les modalités permettant de garantir un « accès sécurisé » du côté européen, a confirmé à Agence Europe une source proche du dossier.
« Notre priorité est désormais de poursuivre le travail avec Anthropic afin de nous accorder sur les termes et conditions du futur accès. Nous devons mettre en place un cadre approprié garantissant un accès sécurisé au modèle », a expliqué cette source.
Officiellement, la Commission européenne et l’ENISA se sont limitées à saluer « les derniers développements concernant un éventuel accès futur » après « plusieurs réunions constructives avec Anthropic ». « Mais celui-ci n’est pas encore confirmé », a déclaré à Agence Europe une source de l’ENISA. « Nous nous félicitons des derniers développements concernant un éventuel accès futur », a indiqué le porte-parole de la Commission européenne Thomas Regnier, tout en soulignant l’importance de disposer « d’une vision claire des risques potentiels » associés à ce modèle. « N’oublions pas que Mythos n’est pas un cas isolé. Une nouvelle génération de modèles puissants arrive sur le marché. Il s’agit d’un défi commun et nous intensifions nos discussions avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, notamment les États-Unis », a-t-il précisé.
À partir du 2 août prochain, en vertu du règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), la Commission européenne disposera des pleins pouvoirs d’exécution. Elle pourra notamment exiger l’accès aux modèles d’IA et imposer légalement aux fournisseurs la mise en œuvre de mesures d’atténuation des risques pour leurs modèles d’intelligence artificielle les plus avancés. (Ana Pisonero Hernández)