Dans un avis publié mardi 2 juin, la Commission européenne a de nouveau plaidé pour la levée progressive des contrôles aux frontières intérieures, reconduits par neuf pays de l'espace Schengen, dont l'Allemagne, l'Autriche et la France - la plupart invoquant la pression migratoire ou les risques terroristes liés aux conflits internationaux.
Bien que le droit de l'UE autorise ces contrôles en cas de menaces sérieuses pour la sécurité intérieure, la Commission souligne que des alternatives plus efficaces existent déjà, telles que les contrôles policiers non systématiques, la lecture automatisée des plaques d'immatriculation ou l'authentification biométrique mobile.
Le déploiement progressif du Pacte sur la migration et l'asile (EUROPE 13878/2) et l'entrée en application du système entrée/sortie (EUROPE 13845/7) ont aussi contribué à renforcer la gestion des frontières extérieures, pointe-t-elle, rappelant par ailleurs que les contrôles ne sont pas censés dépasser deux ans - sauf situation exceptionnelle.
En attendant, la Commission s'engage à poursuivre le dialogue avec les États membres pour limiter l'impact négatif de ces mesures sur les travailleurs frontaliers et préserver le marché intérieur.
Magnus Brunner, commissaire chargé de la Migration et des affaires intérieures, a précisé dans le même communiqué que les traversées irrégulières ont baissé de 40% en 2026. Compte tenu de tous les systèmes de gestion modernes déjà mis en œuvre, « les États membres sont en mesure de s'efforcer de supprimer progressivement les contrôles aux frontières intérieures », a-t-il estimé.
L'avis complet de la Commission : https://aeur.eu/f/m5c (Justine Manaud)