La Commission européenne et la République de Moldavie ont réaffirmé, mardi 2 juin à Bruxelles, leur engagement à renforcer leur collaboration dans les domaines de l'éducation, de l'emploi et des politiques sociales, à l'occasion du deuxième dialogue de haut niveau sur le travail, les compétences, l'éducation et les politiques sociales et de l'enfance, entre la vice-présidente exécutive chargée des droits sociaux et des compétences, des emplois de qualité et de la préparation, Roxana Mînzatu, et les ministres moldaves du Travail et de la Protection sociale, Natalia Plugaru, et de l'Éducation et de la Recherche, Dan Perciun.
L'UE soutient actuellement la Moldavie dans les domaines de l'emploi, des politiques sociales et de l'éducation par le biais de l'Instrument de voisinage, de développement et de coopération internationale (IVDI), avec plus de 27 millions d'euros alloués à des projets liés à ces politiques, indique un communiqué.
Ce soutien comprend notamment l'amélioration des programmes scolaires, l'aide à l'insertion professionnelle des femmes et des jeunes et l'amélioration des services de soins de santé primaires.
« Aujourd'hui, nous avons passé en revue les progrès accomplis par la Moldavie sur la voie de l'intégration européenne, en mettant l'accent, bien sûr, sur l'éducation, les compétences, l'emploi et l'inclusion sociale. Je suis très heureuse de constater les progrès remarquables réalisés par la Moldavie dans le cadre du chapitre 26, 'Éducation et culture' », a commenté la vice-présidente.
Depuis 2021, la Moldavie et sa population ont bénéficié de plus de 16 millions d'euros grâce à Erasmus+. Plus de 5 000 Moldaves ont participé à des programmes de mobilité pour l'apprentissage et le renforcement des capacités et 53 projets de renforcement des capacités ont impliqué des organisations moldaves. « Je sais que la Moldavie n'est pas encore un pays associé à Erasmus+, mais elle se rapproche de plus en plus de cet objectif ».
La responsable a aussi salué « les efforts déployés par la Moldavie pour améliorer la qualité des emplois tout en faisant progresser son processus d'adhésion. Une étape importante a été franchie et nous en avons parlé : l'adoption, le 25 décembre dernier, de la loi réformant l'inspection du travail en Moldavie. Des institutions syndicales fortes sont essentielles à notre action pour protéger les travailleurs et indispensables à l'intégration européenne de la Moldavie ».
« Le dialogue d'aujourd'hui confirme une conviction profonde : il n'y a pas de compétitivité sans emplois de qualité. Investir dans le capital humain n'est pas une dépense, mais l'investissement le plus sûr qu'un pays puisse réaliser », a commenté de son côté Natalia Plugaru.
« La Moldavie est prête à assumer pleinement son rôle d'État membre, et nous sommes déjà à l'œuvre ». Le pays s’aligne également sur la 'feuille de route' de l'UE pour des emplois de qualité « et un salaire minimum adéquat sera examiné par notre Parlement ce mois-ci. La directive sur la transparence salariale est en cours d'élaboration, car l'égalité salariale entre les femmes et les hommes est une question d'équité, et non une simple formalité ».
En 2025, la Moldavie est devenue le premier pays candidat à signer un partenariat avec l'Autorité européenne du travail, a encore ajouté la ministre. (Solenn Paulic)