L'Agence de l'Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) a publié, lundi 1er juin, un rapport sur les principaux développements de la coopération judiciaire en 2025, qui établit un bilan de l’utilisation des instruments européens de coopération pénale et du soutien apporté aux autorités nationales.
D'après le document, près de la moitié de ses dossiers ouverts en 2025 ont impliqué un mandat d’enquête européen. Au total, il s’agirait de 6 711 affaires, soit une hausse d’environ 7% par rapport à l’année précédente.
Aussi, Eurojust précise avoir accompagné les autorités tout au long de la procédure, de la rédaction à l’exécution des demandes.
Pour ce qui est de la coordination, l’agence a organisé 656 réunions de coordination et mis en place seize centres de coordination permettant aux autorités judiciaires et policières d’échanger en temps réel lors d’opérations simultanées menées dans plusieurs pays. Ce sont les infractions économiques qui ont fait l'objet de la part la plus importante de ces réunions. Viennent ensuite le trafic de stupéfiants et la cybercriminalité.
Quant aux équipes communes d’enquête (Joint Investigation Teams, JIT), elles sont de plus en plus nombreuses.
Ainsi, Eurojust en a soutenu 412 en 2025, soit 11% de plus qu’en 2024. Parmi elles, 136 ont été créées au cours de l’année, principalement dans des affaires de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.
En outre, le rapport porte également sur la préparation de l’entrée en application du paquet européen sur les preuves électroniques en 2026, qui introduira de nouveaux mécanismes permettant aux autorités judiciaires d’obtenir directement certaines données détenues par des fournisseurs de services opérant sur le territoire de l’Union européenne.
Le rapport : https://aeur.eu/f/m55 (Nithya Paquiry)