Le système d'entrée/sortie (Entry/Exit system) de l'Union européenne entre pleinement en vigueur dès ce vendredi 10 avril sur l'ensemble de l'espace Schengen, marquant l'aboutissement d'un projet législatif adopté en 2017.
Ce dispositif de contrôle automatisé remplace le tamponnage manuel des passeports pour les ressortissants de pays tiers. Grâce à une vérification biométrique (photographie du visage et empreintes digitales) et à la numérisation des documents de voyage, il vise à moderniser la gestion des frontières extérieures et à lutter plus efficacement contre l'immigration irrégulière et le crime organisé.
Depuis le début de la phase pilote, le 12 octobre 2025, l'EES a déjà permis d'enregistrer 45 millions de franchissements et d'identifier 600 individus constituant une menace pour la sécurité de l’UE, a précisé la Commission européenne jeudi 9 avril. Au total, 24 000 refus d'entrée ont été prononcés durant cette période.
Face aux difficultés techniques persistantes dans certains États membres, la Commission a confirmé l'octroi de flexibilités pour garantir la fluidité des frontières. Jusqu'en septembre prochain, les autorités nationales pourront donc suspendre partiellement la collecte des données biométriques en cas de temps d’attente excessifs. Une mesure cruciale avant le pic estival et qui répond en partie aux préoccupations exprimées par le secteur aérien début février (EUROPE 13805/20). Actuellement, le temps moyen d'enregistrement est estimé à 70 secondes par voyageur. (Justine Manaud)