Dans une lettre adressée jeudi 9 avril à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et au commissaire européen chargé de la Justice et de l'État de droit, Michael McGrath, cinq élus européens, tous rapporteurs et rapporteurs fictifs du rapport intérimaire sur la procédure 'Article 7' du Traité à l'encontre de la Hongrie, s'alarment à propos de l'intégrité des élections législatives hongroises, prévues pour dimanche 12 avril (EUROPE 13845/1 et EUROPE 13845/2).
Selon eux, les récents développements dans le pays jettent le doute sur la possibilité que ces élections puissent se tenir dans « un environnement électoral véritablement libre et équitable ».
Ils citent notamment le danger documenté de l'ingérence russe dans le processus électoral ainsi que les menaces à l'encontre du journaliste à l'origine de plusieurs révélations sur le sujet et les tentatives d'achat de votes et d'intimidation de certains électeurs.
Les élus insistent : la période post-élections sera tout aussi cruciale. La Commission doit pouvoir évaluer si les élections sont libres et équitables, documenter les manipulations et ne pas hésiter à utiliser les instruments disponibles, notamment l'European Center for Democratic Resilience, selon Tineke Strik (Verts/ALE, néerlandaise), rapporteur.
« Même si le Tisza Party gagne, Orbán restera en fonction pendant un certain temps et il y un risque de le voir mener des actions pour conserver son influence », craint-elle.
En date du 9 avril, les derniers sondages donnaient gagnant le parti Tisza, face au Fidesz de Viktor Orbán.
Voir la lettre : https://aeur.eu/f/lhg (Isalia Stieffatre)