L'Union européenne, l'Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Ligue des États arabes (LEA) et les Nations unies, les États-Unis, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Norvège et le Royaume-Uni ont réaffirmé, lundi 8 juin, la nécessité d'une trêve humanitaire urgente au Soudan, afin de permettre un cessez-le-feu permanent.
Dans une déclaration commune publiée à l’issue de consultations tenues à Addis-Abeba avec des acteurs politiques soudanais, les signataires ont exprimé leur profonde inquiétude face aux conséquences humanitaires du conflit, qui a provoqué le déplacement de millions de personnes et aggravé l’insécurité alimentaire dans le pays.
Les signataires ont réaffirmé qu’aucune solution militaire ne pouvait mettre fin à la crise et ont plaidé pour un règlement durable fondé sur un processus politique inclusif conduit par les civils. Ils ont salué les conclusions de la conférence sur le Soudan organisée à Berlin en avril dernier (EUROPE 13849/19), ainsi que l’appel lancé par des représentants civils soudanais en faveur d’une transition démocratique.
Ces pays et organisations internationales soutiennent le lancement, dans les prochaines semaines, d’un dialogue national inclusif réunissant un large éventail d’acteurs civils et politiques soudanais, notamment des représentants de la société civile, des femmes et des jeunes.
Ils ont souligné que ce processus devrait déboucher, idéalement dans un délai de six mois, sur une transition vers un gouvernement civil indépendant, condition jugée indispensable pour mettre durablement fin au conflit et restaurer la stabilité du pays.
Lien vers la déclaration : https://aeur.eu/f/m84 (Bernard Denuit)