Dans une lettre envoyée lundi 8 juin à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au vice-président exécutif, Stéphane Séjourné, et au commissaire au Commerce et à la Sécurité économique, Maroš Šefčovič, seize compagnies aériennes européennes s'opposent fermement à l'extension de la portée du système d’échange de quotas d’émission (SEQE-UE ou 'ETS') envisagée par la Commission lors de la révision prévue le 15 juillet.
« L'élargissement de la tarification du carbone de l'UE aux vols hors espace économique européen pénalisera davantage les passagers et les entreprises européennes en faisant augmenter le coût des billets d'avion et du fret », déclarent-ils.
Les signataires plaident pour aligner les coûts de l'ETS sur ceux du programme de compensation et de réduction du carbone pour l'aviation internationale (CORSIA) plutôt que d'étendre la portée géographique de l'ETS.
Selon l'organisation T&E, 68% des émissions générées par les vols européens n'étaient pas taxés en 2025, en raison de la limitation du champ d'application de l'ETS aux liaisons intraeuropéennes et le prix effectif payé par les compagnies aériennes atteignait 23 euros par tonne de CO2 (contre 18 euros environ pour CORSIA, selon l'Organisation de l'aviation civile internationale en 2025).
Lire la lettre : https://aeur.eu/f/m80 (Nadège Delépine)