Dans un rapport sur la Grèce publié mercredi 4 mars, le Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants du Conseil de l’Europe (CPT) dénonce une nouvelle fois les conditions constatées en janvier 2025 dans sept prisons pour hommes et deux pour femmes.
Ces graves problèmes structurels devraient toutefois être pris en compte par les autorités grecques dans leur 'Plan d'action 2025-2030 pour la refonte du système pénitentiaire', signalent les experts du Conseil de l’Europe.
Selon leur rapport, les conditions de surpopulation et d’insalubrité sévissant dans les prisons pour hommes pouvaient constituer un traitement inhumain et dégradant (jusqu'à 5 personnes dans des cellules individuelles de 8 m2, manque de matelas, de couvertures, infestations de punaises et de cafards, etc.).
L’insuffisance des effectifs et des lacunes en matière de soins de santé, particulièrement criantes en ce qui concerne les détenus handicapés ou transgenres, sont également rapportées par les experts, qui dénoncent des déficiences de la même gravité dans les prisons pour femmes.
Par ailleurs, des allégations crédibles de violences infligées par la police à des personnes détenues afin de recueillir des aveux ou de punir certains comportements ont également été recueillies.
À la suite de cette visite, une rencontre avec les autorités grecques a été organisée en juin 2025.
Un nouveau plan d'action 2025-2030 pour la refonte du système pénitentiaire y a été présenté au CPT, qui le qualifie d’« avancée significative tant en matière de coopération que de planification stratégique pour remédier à la crise carcérale ».
Rapport du CPT : https://aeur.eu/f/l09
Réponse de la Grèce : https://aeur.eu/f/l0c (Véronique Leblanc)