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Bulletin Quotidien Europe N° 13821
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Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

La guerre au Moyen-Orient ne doit pas faire passer l'Ukraine au second plan, prévient Kaja Kallas

La Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a souligné, mercredi 4 mars, que la guerre au Moyen-Orient ne devait pas faire oublier l'Ukraine.

« Alors que le monde a les yeux rivés sur la guerre au Moyen-Orient, nous ne pouvons pas laisser l'Ukraine passer au second plan », a-t-elle expliqué devant la presse à Varsovie. Selon elle, si Moscou a peut-être perdu un autre allié avec le régime de Téhéran - qui lui fournit drones et missiles -, les mêmes drones qui frappent Dubaï frappent également Kiev. « Rien n'indique que la guerre menée par la Russie ralentisse », a-t-elle rappelé.

Mme Kallas s'est préoccupée du fait que les capacités nécessaires au Moyen-Orient le sont aussi en Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est inquiété du fait que des systèmes antimissiles dont son pays a besoin soient utilisés au Moyen-Orient. Il a proposé aux pays alliés des États-Unis au Moyen-Orient, le 3 mars, un échange entre leurs missiles de systèmes Patriot contre des intercepteurs de drones ukrainiens.

La Haute Représentante a appelé à poursuivre le soutien à l'Ukraine, jugeant qu'« une rupture d'approvisionnement en gaz ne devait pas compromettre la défense de l'Ukraine ». Le prochain train de sanctions doit être mis en œuvre au plus vite, a-t-elle ajouté. La Hongrie bloque le prêt et l'adoption du 20e paquet de sanctions contre la Russie tant que l'oléoduc de Druzhba n'est pas opérationnel.

Mme Kallas a également expliqué que le conflit au Moyen-Orient détourne l'attention des négociations nécessaires à la paix. Selon elle, alors que les exigences maximalistes de la Russie restent inchangées, l'UE doit prendre position. « Si nous ne prenons pas position, personne ne le fera à notre place. Et si nous attendons trop longtemps, il sera peut-être trop tard. Le respect des frontières (...), l'indemnisation des dommages de guerre et le retour des enfants ukrainiens enlevés ne sont pas de simples revendications irréalistes. Elles devraient constituer le minimum requis », a-t-elle précisé. Et d'ajouter : « Les exigences maximalistes de la Russie ne sauraient être satisfaites par une réponse minimaliste ». (Camille-Cerise Gessant)

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