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Bulletin Quotidien Europe N° 13821
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GUERRE AU MOYEN-ORIENT / États-unis

Menacée de sanctions économiques par Washington, l'Espagne reçoit le soutien des dirigeants européens

En réaction aux menaces proférées par le président américain, Donald Trump, à l’encontre de l’Espagne dans le cadre du conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran, la Commission européenne a exprimé sa solidarité, mercredi 4 mars, « avec tous les États membres et leurs citoyens ».

Elle s’est également dite « prête à agir, si nécessaire, pour préserver les intérêts de l'Union européenne », « par le biais de (la) politique commerciale commune », comme l’a déclaré Olof Gill, porte-parole adjoint de l’institution de l’UE.

La Commission a d'ailleurs rappelé qu’elle attendait des États-Unis qu'ils respectent pleinement les engagements pris dans la déclaration commune de l’été 2025 sur le commerce, ébranlée par la récente décision de la Cour suprême américaine d’invalider les tarifs douaniers américains adoptés en 2025 (EUROPE 13816/6).

Le président du Conseil européen, António Costa, a lui aussi exprimé la « pleine solidarité de l'UE », rappelant que l'UE veillerait « toujours à ce que les intérêts de ses États membres soient pleinement protégés », via le réseau X. Et d'ajouter : « Nous réaffirmons notre ferme attachement aux principes du droit international et à l’ordre international fondé sur des règles, partout dans le monde ».

Dans des termes similaires, le président français, Emmanuel Macron, a témoigné de la « solidarité européenne de la France » au Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, « en réponse aux récentes menaces de coercition économique dont l’Espagne a été la cible ».

 Le président américain a laissé entendre, la veille, qu’il allait suspendre les relations commerciales avec l’Espagne, après que le gouvernements espagnol a interdit aux États-Unis d'utiliser ses bases militaires dans le cadre de leur attaque de l'Iran, lancée le 28 février. 

Pedro Sánchez, qui s'est entretenu avec M. Costa et M. Macron au téléphone, ainsi qu'avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les a remerciés publiquement pour leur soutien. Cette dernière n'a pas fait officiellement communiqué sur ses échanges avec le dirigeant espagnol.

Ce dernir a réitéré avec fermeté son opposition à la guerre en cours lors d’une allocution télévisée, ce mercredi, ne voulant pas être « complice » des attaques américano-israéliennes menées en Iran « par peur des représailles » - sous-entendu américaines. « NON aux violations du droit international. NON à l'illusion que nous pouvons trouver des solutions aux crises internationales en bombardant. NON à une répétition des erreurs du passé », a-t-il déclaré. (Pauline Denys avec Camille-Cerise Gessant)

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