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Bulletin Quotidien Europe N° 13817
POLITIQUES SECTORIELLES / CohÉsion

Les ministres européens prônent la simplification et la flexibilité pour la politique de cohésion de la prochaine période 2028-2034

Les ministres européens chargés de la Politique de cohésion ont échangé sur les enseignements à tirer de l’examen à mi-parcours de la politique de cohésion pour la période 2021-2027, jeudi 26 février (EUROPE 13808/11). Ils prônent la simplification administrative et la flexibilité.

« Nous avons eu une réunion très constructive et fructueuse », s’est réjoui Makis Keravnos, le ministre chypriote des Finances, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion. Il a expliqué que ses homologues se sont concentrés sur la manière dont les incitations et les flexibilités pourraient être conçues dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), afin d'aligner davantage la politique de cohésion sur les priorités stratégiques de l'UE, notamment en renforçant la compétitivité et la prospérité pour tous les Européens. « Il s'agit de trouver un équilibre entre prévisibilité et flexibilité afin que les investissements puissent profiter à tous les citoyens européens dans tous les territoires européens », a-t-il détaillé.

« C'est la cohésion qui renforce la compétitivité et, ensemble, la cohésion et la compétitivité sont les moteurs de la croissance européenne », a estimé Jan Szyszko, secrétaire d'État au ministère des Fonds et de la Politique régionale de Pologne.

Les ministres ont évoqué également l'importance de la capacité administrative, la simplification, mais aussi l'égalité d'accès aux opportunités dans toutes les régions. « La bureaucratie est un problème absolu », a considéré Norbert Totschnig, ministre fédéral de l'Agriculture, des Forêts, des Régions et de la Gestion de l'eau de l'Autriche, en amont de la réunion.

Pour Raffaele Fitto, vice-président exécutif de la Commission chargé de la Cohésion et des Réformes, « l'examen à mi-parcours a changé la donne en termes de méthode, d'approche politique et d'investissements stratégiques ». 

Par ailleurs, le ministre polonais a révélé que la veille, dix-sept pays de l’Union européenne considérés comme des 'amis de la cohésion' se sont retrouvés à la représentation permanente de la Roumanie. Ils ont discuté de la politique de cohésion pour la prochaine période 2028-2034 et, selon lui, « une position est apparue très clairement ». « Je pense que la décentralisation n'est pas un sujet qui divise les États membres. (...) Notre intention est de permettre réellement un modèle décentralisé de gestion de ces fonds dans une nouvelle perspective », a-t-il détaillé. Bien qu’il se soit défini comme « un fervent défenseur du maintien, voire du renforcement de ce système décentralisé de gestion des fonds européens », il a nuancé son propos : « Notre intention n'est pas d'imposer la décentralisation à tous les États membres. En effet, les petits pays comme l'Estonie, la Lettonie ou la Lituanie ont, pour des raisons naturelles, des modèles plus centralisés », a-t-il reconnu. La veille, les eurodéputés avaient défendu le même point de vue (EUROPE 13816/9).

Avant l'échange de vues, les ministres ont approuvé les conclusions sur l'agenda de l'UE pour les villes (EUROPE 13811/2).

De plus, les ministres lituanien, letton et estonien ont attiré l'attention sur l'importance des régions frontalières orientales de l'UE et les défis spécifiques auxquels elles sont confrontées, en réponse à la récente communication de la Commission sur ce sujet (EUROPE 13816/10). (Anne Damiani)

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