Les ministres européens de l’Énergie ont adopté leur position, lundi 15 décembre, sur le 'Mécanisme pour l’interconnexion en Europe' ('Connecting Europe Facility') visant à soutenir les projets d’infrastructure (d’énergie et de transport) en Europe, dans le cadre du futur Cadre financier pluriannuel de l’UE (CFP) pour la période 2028-2034 (EUROPE 13683/3).
Cet accord est partiel, puisqu’il conserve tout montant proposé par la Commission européenne entre crochets. L’institution a proposé, le 16 juillet dernier, une enveloppe totale renforcée de plus de 81 milliards d’euros (contre 33,71 milliards pour le CFP 2021-2027). L’enveloppe dédiée à l’énergie s’élève à 29,91 milliards d’euros (contre 5,84 milliards précédemment) (EUROPE 13683/3).
Lors du débat qui s’est tenu avant le vote final, le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a appelé les ministres à soutenir, dans le cadre des négociations du nouveau CFP, les montants renforcés.
Si certains pays ont souligné que des améliorations étaient nécessaires à la proposition, notamment pour encourager la modernisation des réseaux électriques existants, ils ont tous voté en faveur de l’accord partiel, sauf la Hongrie, qui s’est abstenue.
Sur le volet 'transports', le compromis du Conseil renforce les dispositions concernant la mobilité militaire, ou encore élargit, dans une annexe, la liste indicative des projets d'intérêt commun (PIC) ayant une dimension transfrontalière.
Pour la partie dédiée à l’énergie, le texte final souligne notamment les liens entre le renforcement du réseau interne et la capacité d'interconnexion transfrontalière. Il précise aussi que la Commission doit accorder une attention particulière aux projets d'intérêt commun et mutuel lorsqu’elle adopte des programmes de travail dans le secteur de l'énergie.
Pour voir le texte : https://aeur.eu/f/jz9 (Pauline Denys)