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Bulletin Quotidien Europe N° 13769
POLITIQUES SECTORIELLES / Recherche

Les ministres européens insistent sur la participation centrale des États membres à la définition des priorités du programme Horizon Europe 2028-2034

Les ministres européens ont insisté sur la participation centrale des États membres à la définition des priorités du programme-cadre Horizon Europe pour la recherche et l'innovation (R&I) 2028-2034, lors du Conseil ‘Recherche’, mardi 9 décembre (EUROPE 13763/16).

« Les États membres doivent être impliqués de manière centrale du début à la fin, pour s'assurer qu’ils puissent suivre la mise en œuvre », a estimé le ministre slovène lIgor Papič. « Nous sommes convaincus que les États membres doivent être impliqués le plus tôt et le plus étroitement possible dans la définition des priorités de recherche, notamment pour ce qui est des partenariats », a enchéri la représentante hongroise, Katalin Molnár.

« Les partenariats à l'échelle de l'Union européenne doivent être véritablement paneuropéens en s'appuyant sur les talents et les capacités partout en Europe et doivent être créés de manière transparente, avec une implication plus forte des États membres et des communautés de recherche et d'innovation », a considéré le Polonais Andrzej Szeptycki.

En conférence de presse, Ekaterina Zaharieva, commissaire européenne chargée des Start-up, de la Recherche et de l'Innovation, a fait savoir qu’elle avait pris note et entendu les États membres lorsqu'« ils ont exprimé leur volonté de jouer un rôle important dans la définition des priorités stratégiques et la gouvernance ».

Transition numérique et verte, santé, sécurité et énergie. C’est dans ces domaines que les ministres souhaitent prioriser le financement européen de la recherche. « Il faut réduire la fragmentation dans des domaines tels que l'intelligence artificielle, la technologie quantique et les infrastructures numériques », a estimé le Secrétaire d'État roumain Andrei Alexandru.

Un certain nombre de ministres ont évoqué les biotechnologies et la bioproduction, en particulier en lien avec la santé. « La crise de la Covid-19 nous a montré que nous étions sans défense, la pandémie a touché tous les secteurs de notre société. Cela, combiné au changement démographique et à l'augmentation des coûts des soins de santé, et nous nous retrouvons face à une question stratégique », a fait valoir Kristina Kallas, la ministre estonienne. « Nous devons investir dans la prévention dans des solutions médicales numériques et dans ces systèmes sanitaires résilients ».

Si l’Espagne, la Croatie et l'Italie ont évoqué le projet 'ITER' sur la fusion nucléaire, la France a mentionné les nouvelles énergies décarbonées. Quant à la Finlande et à la Roumanie, elles ont indiqué leur attention pour technologies à double usage, civil et militaire. La Grèce et la Suède ont aussi cité les matériaux avancés comme priorité.

Lien avec le Fonds européen pour la compétitivité. Plusieurs ministres ont appelé à le clarifier. « L'Italie apprécie ce qui était proposé concernant la synergie avec le Fonds européen pour la compétitivité, mais elle insiste sur le fait qu'il faut conserver les spécificités de ces deux programmes, afin d'éviter que la recherche collaborative soit sacrifiée », a affirmé son représentant, Marco Canaparo. « Horizon Europe doit aussi conserver son autonomie, avec un programme consacré à la recherche et à l'innovation ».

Les ministres ont cependant salué l’articulation et la complémentarité des deux programmes (EUROPE 13735/23).

Ce sera au tour de la Présidence chypriote du Conseil de l’UE, qui prendra son mandat jeudi 1er janvier, d’avancer sur ce dossier, sur base des conclusions de ce débat.

Lire le rapport d'avancement (en anglais) : https://aeur.eu/f/js6  (Anne Damiani)

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