Quarante-trois relocalisations – ou autres formes d’aide - pour Chypre, 14 pour Malte, 3 361 pour la France, 4 555 pour l’Allemagne, mais aussi 12,9 millions d’euros payés par la Belgique ou 21,9 millions par les Pays-Bas, qui avaient dit clairement ces derniers mois qu’ils n’accueilleraient aucun nouveau demandeur d’asile sur leur sol au titre du nouveau mécanisme de solidarité créé par le ‘Pacte Asile et migration’.
Ce sont quelques-uns des engagements pris le 8 décembre par les Vingt-sept en vertu de la première décision créant la réserve annuelle de solidarité pour 2026 (EUROPE 13768/3). Le document de discussion, daté du 5 décembre, a pu être complété par après, le Luxembourg ayant ainsi acté une aide de 14 relocalisations et 1,04 million d'euros d'aide.
Ces calculs ont été déterminés sur la base de critères objectifs identifiés dans le 'Pacte Asile et migration' et représentent la juste répartition de l'effort pour chaque pays (‘fair share’), aménagée également en fonction des situations respectives, comme l’a prévu la Commission le 11 novembre.
Ainsi, des pays comme la Pologne, la Croatie, la République tchèque ou l’Autriche présentent des tableaux nuls, ayant été placés par la Commission dans les pays étant confrontés à une sévère crise migratoire. Ce chiffre reflète le calcul global de la contribution de l'État membre correspondant à sa juste part, ajustée au regard de sa situation migratoire importante, aux fins de la constitution du premier Fonds annuel de solidarité, explique la décision.
Les besoins de solidarité pour 2026 au titre du Fonds annuel de solidarité au niveau de l'Union s'élèvent à 21 000 relocalisations (contre 16 685 dans une précédente mouture) et à 420 millions d’euros (contre 333,7) pour les contributions financières. Et ce document ne semble pas encore correspondre au montant promis.
Ce montant tient compte du fait que le premier cycle annuel de gestion des migrations de l'Union et les engagements de solidarité correspondants entreront en vigueur le 12 juin 2026 ainsi que de la répartition inégale des arrivées irrégulières dans les États membres bénéficiaires tout au long de l'année, ce qui se traduit généralement par un nombre plus élevé d'arrivées irrégulières au cours du second semestre.
Une décision formelle avec tous les engagements doit être adoptée d'ici le 16 décembre.
Lien vers le document : https://aeur.eu/f/jwz (Solenn Paulic)