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Bulletin Quotidien Europe N° 13769
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Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les dirigeants européens réitèrent leur soutien à Volodymyr Zelensky

À l’issue d’un dîner organisé par le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, en présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, les présidents du Conseil européen, António Costa, et de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont réitéré, lundi 8 décembre, le soutien « indéfectible » de l’UE à l’Ukraine alors que les pourparlers de paix se poursuivent.

« Nos propositions de financement sont sur la table. L'objectif est une Ukraine forte, sur le champ de bataille comme à la table des négociations », ont-ils souligné dans un message commun sur X. Les deux dirigeants ont aussi appelé au respect de la souveraineté de l’Ukraine. L'intégrité territoriale de l'Ukraine est une autre condition de l'UE. 

« La sécurité de l'Ukraine doit être garantie, à long terme, en tant que première ligne de défense de notre Union. Ces priorités sont au cœur de nos discussions avec le secrétaire général de l’OTAN », ont rappelé Mme von der Leyen et M. Costa, promettant que l’Europe continuerait de contribuer à tous les efforts déployés pour une paix « juste et durable » en Ukraine.

Plus tôt dans la journée, avant de se rendre à Bruxelles, le président ukrainien était à Londres pour rencontrer les dirigeants allemand, français et britannique. Lors d’une conférence de presse virtuelle, lundi, Volodymyr Zelensky a précisé que des responsables sécuritaires ukrainiens et européens allaient travailler sur la dernière version du plan proposé par les Américains après leur visite à Moscou. « Nous allons travailler sur ces vingt points (du plan). Nous n'aimons pas tout ce que nos partenaires ont ramené (de Moscou, NDLR) », a-t-il indiqué, ajoutant que cette nouvelle mouture pourrait être prête ce mardi soir et envoyé aux Américains. La question des territoires serait la plus problématique.

« La Russie ne s’assoit pas à la table des négociations, elle nous laisse venir ; et le point de départ est que l’Ukraine fait des concessions et la Russie aucune. Il faut éviter ce piège tendu par Moscou ; il faut avoir confiance dans nos propres capacités et leviers. Il n’y a pas de plan de paix sans les Européens et les Ukrainiens. Sans nous, c’est voué à l’échec et la Russie doit en avoir conscience », a prévenu la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, lors d’une audition en commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Accord sur le financement de l'Ukraine, priorité absolue d'António Costa. L’Ukraine sera une nouvelle fois à l’agenda des dirigeants européens lors de leur sommet du 18 décembre, comme annoncé par le président du Conseil européen dans sa lettre d’invitation. « Les récents développements soulignent l'urgence d'une action de l'UE », a-t-il souligné dans sa lettre, précisant que sa « priorité absolue » était de prendre les décisions importantes qui s'imposent concernant le financement de l'Ukraine pour 2026-2027. L’Ukraine aurait besoin de 135 milliards d’euros sur cette période. « Nous devrons décider, sur la base des travaux préparatoires en cours, des modalités de mise en œuvre de cet engagement », a-t-il expliqué.

Devant les députés européens, la Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a prévenu que le Conseil européen ne se conclurait pas tant qu’il n’y aurait pas d’accord sur le financement de l’Ukraine. « Je pense que nous sommes très proches d'une solution. Pour ma part, je suis certaine que nous prendrons une décision le 18 décembre. Toutefois, si nécessaire, nous poursuivrons les discussions les 19 ou 20 décembre, jusqu'à ce que nous parvenions à une conclusion positive », a ajouté M. Costa lors d'une conférence de presse en Irlande.

Les dirigeants devraient aussi examiner la meilleure façon de continuer à défendre les intérêts de l'Europe et de renforcer la position de négociation de l'Ukraine dans les efforts diplomatiques en cours. « Un élément important de cette stratégie consiste à accroître la pression sur la Russie », a précisé M. Costa.

Selon Mme Kallas, l’UE a « la puissance économique pour pousser à la fin de la guerre, mais cela ne fonctionne que si on l’utilise ». « C’est la raison pour laquelle on doit travailler sur le prêt ‘Reparation loans’ et mettre en place de nouvelles sanctions (contre la Russie) », a-t-elle résumé. Concernant le prêt, Mme Kallas a estimé que cela enverrait « le signal à la Russie qu’elle finira par perdre » et un signal clair à l’Ukraine que les Européens l’aident. « Tandis que d’autres doutent de l’opportunité de continuer à soutenir l’Ukraine ou souhaitent y renoncer, nous maintenons notre soutien indéfectible. Nous ne reproduirons pas en Ukraine ce que d’autres ont fait en Afghanistan », a promis M. Costa depuis l'Irlande, mardi.

Voir la lettre d’invitation : https://aeur.eu/f/jwr (Camille-Cerise Gessant)

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