L’Union européenne a exprimé, le 14 novembre, sa profonde inquiétude face au rejet, par la majorité des membres de la Commission des pêches de l’Atlantique nord-est (NEAFC pour North-East Atlantic Fisheries Commission), de sa proposition visant à fixer le total autorisé de captures (TAC) du maquereau conformément aux recommandations du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM).
« Une telle position risque de conduire à une surpêche sévère du maquereau, le stock le plus important de l’Atlantique nord-est, déjà inférieur au niveau de durabilité minimum recommandé par le CIEM », explique la Commission.
La réunion annuelle s’est également conclue sans accord sur un mécanisme de partage des quotas pour le merlan bleu, malgré la proposition de l’UE de se baser sur les conseils scientifiques pour ce stock, déjà gravement surexploité.
Par ailleurs, l’absence de soutien à l’interdiction du transbordement, alors que cette pratique est interdite dans la plupart des eaux nationales des membres, y compris dans celles de l’UE et du Royaume-Uni, « fragilise gravement la lutte contre la pêche illégale et non réglementée et compromet la durabilité des stocks de l’Atlantique nord-est », selon la Commission.
La NEAFC compte six parties contractantes : l’UE, le Danemark au nom des îles Féroé et du Groenland, l’Islande, la Norvège, la Russie et le Royaume-Uni.
Lundi 17 novembre, plusieurs ministres européens de la Pêche ont regretté l’absence de gestion conjointe de certains stocks importants (EUROPE 13739/2). Ils ont souligné la nécessité de suivre les avis scientifiques, en particulier pour les stocks pélagiques, et de défendre les quotas de l’UE en Atlantique Nord-Est. (Lionel Changeur)