Les représentants des groupes PPE et S&D au Parlement européen ont appelé, mardi 21 octobre, l’Union européenne à se doter d’une stratégie globale avec le Proche-Orient, quelques jours après l’accord de paix.
« On a besoin dans cette région de plus d’engagements et l'UE doit proposer une stratégie unie pour le Proche-Orient. On doit rassembler notre énergie pour faire une différence. Travaillons avec les partenaires régionaux pour renforcer notre travail, pour faire arriver l'aide humanitaire le plus vite possible », a souligné David McAllister (PPE, allemand).
Pour Yannis Maniatis (S&D, grec), « le Proche-Orient fait partie de notre voisinage, mais reste un projet qui ne fait pas partie des priorités. La Commission européenne ne propose pas de stratégie d’ensemble qui aille au-delà de la gestion ad hoc des crises ». Selon lui, l’Europe a la responsabilité diplomatique de contribuer de manière active, de renforcer tous les efforts de paix en soutenant les résolutions des Nations unies, les approches modérées et en encourageant une approche régionale.
Au nom du groupe CRE, l'Italien Nicola Procaccini a estimé lui aussi qu’il fallait travailler avec les pays voisins afin de faire avancer le plan de paix.
« L’UE a été trop divisée pour empêcher la guerre. Essayons au moins maintenant d’être unis pour protéger et nourrir un espoir très faible » de paix, a plaidé Hannah Neumann (Verts/ALE, allemande).
Pour Jordan Bardella (PfE, francais), le processus de paix « fragile » et le désarmement total du Hamas exigent « un appui international constant, bien au-delà des postures diplomatiques sans lendemain ».
Hilde Vautmans (Renew Europe, belge) a appelé à l’ouverture de tous les points de passage, à l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza et à investir dans la reconstruction de Gaza. « Il faut mettre fin à la diplomatie amicale, on compte sur l’UE pour agir pour une solution à deux États », a-t-elle ajouté.
Mmes Vautmans et Neumann ont aussi appelé à maintenir la pression sur Israël et le Hamas. « Tant que les médicaments et la nourriture n’auront pas atteint chaque habitant de Gaza, il faudra prévoir des sanctions qui accompagneront le plan » de paix, a expliqué l'eurodéputée verte.
« L’UE doit retrouver sa crédibilité, mettre un terme à sa complicité dans le génocide. Il n’y a pas de paix sans justice », a rappelé Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise). (Camille-Cerise Gessant)