Le Parlement européen a décidé, mardi 21 octobre, de rejeter la proposition de la Commission européenne concernant le cadre de surveillance des forêts de l’Union européenne.
Le Parlement a adopté (370 voix pour, 264 voix contre et 9 abstentions) la position de ses commissions compétentes en faveur du rejet de ce texte (EUROPE 13715/2). Il a également achevé sa première lecture et refusé de renvoyer le dossier pour examen au sein de ses commissions de l'environnement et de l'agriculture.
La Commission européenne a pris note du vote et prévoit de prendre une décision prochainement au sein du collège des commissaires.
Les réactions positives après ce rejet sont venues des groupes de droite de l’hémicycle tandis que les groupes S&D, Verts/ALE et La Gauche ont protesté contre cette décision.
Le groupe PPE justifie le rejet de la proposition sur la surveillance des forêts en affirmant que le texte aurait entraîné une surcharge administrative inutile pour les forestiers, agriculteurs et États membres. Selon ce groupe, la protection des forêts ne doit pas passer par une augmentation de la bureaucratie, mais par des politiques environnementales efficaces et pragmatiques. Le PPE a défendu « une approche plus réaliste et moins idéologique » de la préservation des forêts.
Marie Toussaint (Verts/ALE, française) a estimé que, par ce rejet, le PE « refuse de regarder en face la réalité de l’état des forêts sur le territoire européen ». Per Clausen (La Gauche, danois) a critiqué « l'initiative de la droite visant à retarder, affaiblir et supprimer les protections environnementales dans l’UE ». (Lionel Changeur)