Interrogée mardi 13 mai sur la question du maintien de l’aide humanitaire dans le cadre financier pluriannuel (CFP) post-2027 de l'UE, la commissaire européenne à l'Aide humanitaire, à la Préparation et la Gestion des crises, Hadja Lahbib s’est engagée à défendre un budget ambitieux garantissant la capacité d’action rapide de l’Union dans un monde en mutation rapide.
Intervenant en commission du développement (DEVE) du Parlement européen, Mme Lahbib a souligné que l’UE devait disposer d’un budget solide et adaptable afin de faire face à « un paysage de risques et de menaces en constante évolution ».
« Nous devons être capables de réagir directement en cas de crise et, pour cela, il nous faut non seulement un budget fort, mais aussi une certaine flexibilité », a-t-elle déclaré, appelant les eurodéputés à soutenir cette ambition dans les négociations à venir.
Selon la Commission, plus de 90% du budget actuel 2021-2027 ont été préaffectés à des programmes, limitant ainsi fortement la marge de manœuvre face aux imprévus et obligeant l'UE à réorienter des fonds existants ou à créer des instruments financiers ad hoc pour faire face aux récentes crises. L'institution de l'UE plaide donc pour une flexibilité accrue dès 2027 (EUROPE 13577/20).
« Quelles garanties allez-vous mettre en place pour vous assurer que les budgets humanitaires seront renforcés plutôt que réduits en raison de cette flexibilité accrue ? », a demandé l'eurodéputée Abir Al-Sahlani (Renew Europe, suédoise) à Mme Lahbib.
« Nous avons besoin d’un budget annuel prévisible, basé sur une base légale. Et nous avons aussi besoin d’une certaine flexibilité », a répondu la commissaire, sans donner davantage de précisions. (Bernard Denuit)