Les résultats officiels sont tombés, mardi 13 mai : le Parti socialiste albanais, dont est issu l'actuel Premier ministre sortant, Edi Rama, a remporté assez largement les élections législatives organisées dimanche 11.
Avec 52% des voix, celui-ci dispose désormais de 82 des 140 sièges que compte le Parlement, soit huit de plus que la précédente mandature. Le scrutin était considéré comme un test direct de la volonté du pays `de rejoindre effectivement l'Union - une ambition affichée haut et fort par Edi Rama, qui souhaite voir Tirana devenir pays membre dès 2030 (EUROPE 13617/4).
Malgré les très nombreux observateurs étrangers et albanais sur place, l'UE, dans un communiqué commun de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, et de la commissaire à l'Élargissement, Marta Kos, a regretté « l'environnement très polarisé dans lequel s'est déroulé le vote, dans lequel les candidats n'ont pas bénéficié de conditions égales ».
« En raison de l'utilisation généralisée des ressources administratives et de l'influence des institutions, il est possible que la majorité au pouvoir ait bénéficié de l'avantage de l'ancienneté », ont-elles déclaré mardi 13 mai, citant de « nombreuses allégations concernant des pressions exercées sur les électeurs ».
Si l'Albanie fait office de pays candidat le plus avancé dans le processus d'adhésion (EUROPE 13636/7), il reste encore un long chemin à parcourir pour voir Tirana intégrer l'Union - à commencer par des réformes sur l'indépendance des médias et la corruption, grandement réclamées par l'UE (EUROPE 13547/2). (Isalia Stieffatre)