Les eurodéputés de la commission de l'environnement ont rejeté (43 voix contre, 40 pour et 2 abstentions) l'objection formulée au projet de décision d'exécution de la Commission autorisant le 2,2-dibromo-2-cyanoacétamide (DBNPA) en tant que substance active existante destinée à être utilisée dans des produits biocides, mardi 13 mai.
La substance DBNPA sert à traiter le papier utilisé pour l'emballage des denrées alimentaires et à la conservation à court terme de peinture et de revêtements.
Dans leur objection, Christophe Clergeau (S&D, français), Sirpa Pietikäinen (PPE, finlandais), Michal Wiezik (Renew Europe, slovaque), Jutta Paulus (Verts/ALE, allemande) et Anja Hazekamp (La Gauche, néerlandaise) ont déclaré que l'autorisation de ce perturbateur endocrinien pour une durée de cinq ans n'était « pas proportionnée, au vu des risques inacceptables que le DBNPA présente pour la santé humaine et l’environnement ». Ces eurodéputés déplorent que la Commission européenne « sous-estime les risques » d'une substance en contact avec la chaîne alimentaire.
Parce qu'elle n'a pas d'« alternative appropriée », cette substance est, au contraire, « indispensable pour la fabrication du papier », a défendu Christine Schneider (PPE, allemande). Le DBPA est « utilisé dans des conditions industrielles strictement contrôlées, qui ne représentent pas de risques », a-t-elle insisté.
« Comme toujours, la Commission cherche à établir un ratio bénéfice-risque » qui minimise le risque, a déploré Christophe Clergeau.
Voir l'objection : https://aeur.eu/f/gsv (Florent Servia)