Le Conseil de l'UE a imposé, lundi 16 décembre, des sanctions à 26 personnes et 2 entreprises supplémentaires de Biélorussie, compte tenu de la situation dans le pays.
Ces sanctions s'appliquent à onze juges, qui ont prononcé des peines « à motivation politique » et au Président du barreau républicain biélorusse, jugés responsables de la répression de la société civile et de l’opposition démocratique, selon le Conseil. Quatre directeurs et directeurs adjoints d'établissements pénitentiaires (prisons et centre de détention provisoire) et le chef d’une unité médicale de l’un de ces établissements, où un certain nombre de prisonniers politiques sont confrontés à des « conditions inhumaines et sont victimes d’abus », font également l'objet de mesures.
En outre, des propriétaires d’entreprises, copropriétaires, associés ou membres de conseils d’administration, qui ont bénéficié du régime de Loukachenko et ont contribué à contourner les sanctions de l’UE, sont sanctionnés.
L'UE impose également des mesures contre Vlate Logistik LLC, une société de transport et de stockage biélorusse qui possède deux postes-frontière à la frontière avec l'UE et qui bénéficie d'avantages fiscaux et d'avantages importants du régime de Loukachenko, et contre ses actionnaires : Aleh Barabanau, Aleh Herasim, Aleh Paitrou, Dzmitry Zamulevich et Uladzimir Arkadzyeu.
Ruzekspeditsiya LLC, une société biélorusse qui profite du régime et facilite le contournement des sanctions de l'UE en participant à la livraison de voitures interdites de vente, de fourniture, de transfert ou d'exportation de l'UE vers la Biélorussie et son propriétaire, Aleh Arlou, font aussi l'objet de mesures restrictives.
Au total, les mesures s'appliquent désormais à 287 personnes et 39 entités.
Voir les actes juridiques : https://aeur.eu/f/etb (Camille-Cerise Gessant)