Le rapport de la Commission européenne sur les perspectives agricoles de l'UE jusque 2035, publié mercredi 11 décembre, anticipe une baisse de la production de viandes, une stabilisation de la production de céréales et une production laitière qui atteint un plateau.
Une légère hausse de la production céréalière de l'UE est même attendue (tirée par la production de maïs et d'orge, tandis que la production de blé devrait reprendre après la baisse de 2024).
Dans le secteur du lait, le déclin continu du cheptel de vaches laitières n'est plus contrebalancé par une croissance des rendements laitiers. Malgré une baisse de la collecte de lait, la production de certains produits laitiers devrait augmenter (fromage et poudre de lactosérum). La production de beurre devrait connaître une croissance limitée.
La consommation de viande bovine dans l'UE reste confrontée à une offre restreinte et à des prix élevés. Une nouvelle baisse de la production d'ici 2035 est attendue. La baisse de la production de l'UE pourrait contribuer à maintenir les prix de la viande bovine à un niveau plus élevé que par le passé. Bien que les exportations de viande bovine de l'UE devraient augmenter lentement d'ici 2035, les exportations de bovins vivants de l'UE devraient diminuer progressivement.
Les systèmes de production intensive de viande porcine sont susceptibles de faire l'objet de critiques de la part de la société, ce qui pourrait se traduire par une baisse de la production de viande porcine dans l'UE. Les exportations de viande porcine de l'UE - qui ont augmenté au cours de la décennie précédente - devraient diminuer.
La viande de volaille pourrait continuer de bénéficier d'une image plus saine et d'un prix relativement plus bas. Associée à d'autres possibilités d'exportation, cette situation devrait pousser la production de volaille à la hausse d'ici 2035, même si le taux de croissance annuel devrait être inférieur à celui observé au cours de la dernière décennie.
La production de sucre devrait diminuer lentement d'ici 2035, en raison d'une baisse des rendements et des superficies de betteraves sucrières. La consommation de sucre devrait diminuer progressivement en raison de l'adoption par les consommateurs de régimes alimentaires moins riches en sucre. Bien que l'UE reste un importateur net de sucre pendant la plupart des années, sa dépendance à l'égard des importations devrait diminuer.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/er3 (Lionel Changeur)