En amont du Conseil ‘Énergie’ du 16 décembre, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont publié, mardi 10 décembre, une note d’information pour encourager la convergence politique au sein de l’UE en faveur de normes plus élevées pour l’exportation d’essence et de carburants diesel vers des pays qui ne sont pas membres de l’UE ou de l’Espace économique européen.
Selon plusieurs recherches, l’essence et le diesel exportés de la région ARA (Amsterdam, Rotterdam et Anvers) vers les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contenaient des niveaux de soufre, de benzène et de manganèse « qui seraient illégaux dans l’UE », ont indiqué les trois pays du Benelux.
Ces fortes concentrations entraîneraient ainsi des émissions de particules et de polluants atmosphériques bien plus élevés que l'essence et le diesel utilisés en Europe.
Le programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP) et les pays africains font campagne depuis longtemps pour des normes similaires pour les carburants automobiles dans tous les pays africains, en grande partie importés d’Europe, mais régis par des normes plus souples.
Le Comité des ministres du Benelux a adopté récemment une recommandation sur l’exportation de carburants plus propres vers des pays tiers, avec l’objectif d’adapter la législation nationale, si ce n’est pas déjà fait, par tous les pays exportateurs du Benelux au plus tard le 1er janvier 2027.
Les trois pays s’engagent donc en faveur d’une coopération mutuelle et souhaitent s’associer à la Commission européenne et aux autres pays de l’UE pour une harmonisation des exigences applicables et la création de conditions de concurrence équitables.
La note : https://aeur.eu/f/er1 (Pauline Denys)