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Bulletin Quotidien Europe N° 13543
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

Les ministres européens s'accordent sur les possibilités de pêche 2025 dans l'Atlantique et en Méditerranée

Les ministres de la Pêche des pays de l’Union européenne sont parvenus, mercredi 11 décembre vers une heure du matin, à un accord politique sur les possibilités de pêche 2025 dans l'Atlantique, la mer du Nord, la Méditerranée et la mer Noire, après deux jours de discussions difficiles sur l’effort de pêche en Méditerranée.

L’Espagne, la France et l’Italie ont bataillé et obtenu finalement un gel de l’effort de pêche (nombre de jours en mer) en 2025 (maintien des jours de pêche de 2024) pour les chalutiers de Méditerranée, mais à condition de mettre en œuvre des mesures techniques (fermeture de zones, maillage des filets…)

Accord sur l'effort de pêche en Méditerranée. Si, finalement, les réductions proposées initialement par la Commission européenne sont maintenues (-66% pour les chalutiers en moyenne, dont -79% pour l’Espagne, -40% pour la France, -39% pour l’Italie), les pays pourront mettre en œuvre plusieurs mesures pour, en quelque sorte, annuler ces diminutions des jours passés en mer.

Ainsi, Fabrice Loher, le ministre français délégué responsable de la Mer, qui a parlé d’un « accord gagnant-gagnant », a expliqué aux journalistes mercredi matin que cette réduction pourrait être « effacée » par la mise en œuvre de mesures techniques, dont un « bonus de 40% », si 40% des professionnels font le choix de renoncer aux chaluts jumeaux (un chalutier qui remorque deux chaluts à l'aide d'un gréement spécial). D’autres mesures sont possibles, « mais il n’y aura pas de bonus supplémentaire », a expliqué M. Loher, comme la mise en œuvre de périodes de fermetures supplémentaires qui permettent de protéger la période de frai des espèces. Si 40% de la flotte choisit un maillage de 45 mm, il y aura aussi un bonus de 40%, mais ceci n’est pas cumulatif, a bien souligné le ministre français. Il y aura un choix à faire afin de parvenir au maintien de l’effort de pêche.

Luis Planas, le ministre espagnol, a salué les « bons résultats » obtenus : « Nous avons réussi à neutraliser la réduction de 79%, qui aurait fait passer les jours d'activité de la flotte » de 130 à 27.

Pour amortir cette réduction, un mécanisme de compensation « majorée » a été mis en place, qui permettra de récupérer des jours d'activité, si certaines mesures environnementales - au nombre de 12, dont six s'appliquent à l'Espagne - sont mises en œuvre. M. Planas a souligné que ces mesures plus sélectives équilibrent la réduction de 79% des captures et que « la somme de deux d'entre elles » - l'utilisation de filets de 45 mm pour la pêche côtière et de 50 mm pour la pêche en haute mer - représente déjà une compensation de 80%, ce qui signifie que « concrètement, les pêcheurs pourront avoir les mêmes jours de travail qu'en 2024 ».

Le Conseil a réduit de 10% les totaux admissibles de captures (TAC) de crevette bleue et crevette rouge dans les eaux espagnoles et françaises et de 6% ceux dans les eaux italiennes et françaises. Pour la crevette géante rouge, le TAC sera diminué de 6% dans les eaux italiennes et françaises.

Atlantique. L'accord (https://aeur.eu/f/eqx ) prévoit une baisse de 25% du TAC de langoustine dans le golfe de Gascogne (seulement après des ajustements qui seront faits après par la Commission ; donc, la baisse de départ de -39% est maintenue pour le moment). Des hausses sont prévues notamment pour la cardine (23%), la baudroie dans les eaux ibériques de l'Atlantique (17%) et la sole dans le golfe de Gascogne (1%). (Lionel Changeur)

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