Quatre organisations non gouvernementales - le Bureau européen de l'environnement (EEB), ClientEarth, Zero Waste Europe et Health Care Without Harm (HCWC) - ont demandé à la Commission européenne, jeudi 13 juin, d'interdire le chlorure de polyvinyle (PVC). Elles affirment que l'UE a un « devoir légal » d'agir selon ses propres lois et appellent à une élimination progressive du PVC d'ici 2030, notant qu'une telle mesure est nécessaire pour protéger la santé publique et l'environnement.
Le PVC, utilisé dans des produits allant des revêtements de sol aux jouets, est associé à des risques graves pour la santé et l'environnement, notamment le cancer et les malformations congénitales. Un rapport de 2023 de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) (https://aeur.eu/f/cn7 ) confirme ces dangers et indique que des alternatives existent.
Le PVC et ses additifs figurent sur la « feuille de route des restrictions » (https://aeur.eu/f/cn8 ) de l'UE, une liste des produits chimiques les plus nocifs.
Toutefois, l'UE n'a pas encore pris de mesures pour interdire le PVC. Les ONG soulignent que, selon la législation européenne REACH, entrée en vigueur en 2007 (EUROPE 13174/11), les produits chimiques présentant un risque inacceptable doivent être soumis à restrictions. (Florent Servia)