Le sort du parti allemand Alternativ für Deutschland' (AfD) – sa réintégration ou non au sein du groupe politique Identité et Démocratie au Parlement européen – n’a pas été tranché lors de la rencontre, mercredi 12 juin, des dirigeants des partis membres du parti ID, à Bruxelles.
Selon une source, le Rassemblement national veut attendre la fin des élections législatives en France, soit le 7 juillet, avant de se prononcer. Il y aurait deux raisons à cela : le risque pour le RN de se faire attaquer sur la décision de réintégrer l’AfD alors qu’il l’a fait exclure du groupe ID il y a quelques semaines, et aussi une question de faisabilité, alors que les Français n’ont pas la tête à Bruxelles en ces temps de campagne nationale.
Le parti ID n’a pas décidé d’exclure l’AfD, ce qui, selon une source, est « un très bon signe » concernant un possible retour dans le groupe.
Jeudi, la codirigeante de l'AfD, Alice Weidel, a cependant annoncé à l'AFP que son parti continuerait à « explorer les options pour des alliances alternatives », se disant « assez confiante » quant à la voie à suivre.
Par ailleurs, le député élu pour le parti estonien EKRE, Jaak Madison, a, depuis, quitté le parti, et il n’est pas encore clair s’il restera au sein du groupe ou non et si EKRE, aussi membre du parti ID, acceptera ou non que M. Madison reste dans le groupe.
ID s’interrogeait également, jeudi, sur l’avenir des eurodéputés de Reconquête ou qui étaient membres de Reconquête. En effet, quatre eurodéputés sur les cinq élus sous la bannière Reconquête ont été expulsés du parti. Les cinq eurodéputés vont-ils rester au sein du CRE ou les quatre exclus de Reconquête – dont Marion Maréchal, proche de Giorgia Meloni – vont-ils rester dans le groupe et Sarah Knafo, toujours chez Reconquête, le quitter ? Ou sera-ce l’inverse ? Le groupe ID pourrait être intéressé pour récupérer l’exclue ou les exclus.
Aucune nouvelle arrivée à ID n'est à recenser pour l'instant. Une source a regretté, mercredi, que les membres d'ID n'aient pas prospecté, en amont des élections, pour obtenir de nouveaux membres, notamment le Fidesz. (Camille-Cerise Gessant)