Les ministres des Affaires étrangères tchèque, danois, estonien, lettone, lituanien, néerlandaise, polonais et roumaine ont appelé, dans une lettre datée du 11 juin à destination du Haut Représentant de l’UE, à présenter « d'urgence » une proposition de texte concret prévoyant des mesures restrictives visant à « limiter la circulation des membres des missions diplomatiques russes et des membres de leurs familles uniquement au territoire de l'État de leur accréditation ». La République tchèque demande de telles mesures depuis plusieurs mois.
Alors que les activités hybrides attribuées à la Russie ne cessent d'augmenter en Europe, les 8 ministres expliquent, dans la lettre vue par Agence Europe, que « la libre circulation des titulaires de passeports diplomatiques et de service russes, accrédités dans un État hôte, dans l’ensemble de l’espace Schengen, facilite les activités malveillantes ». Selon eux, « le renseignement, la propagande ou même la préparation d’actes de sabotage constituent la principale charge de travail d’un grand nombre de 'diplomates' russes au sein de l’UE ».
Ainsi, limiter la libre circulation des membres des missions diplomatiques russes et de leur famille « réduira considérablement l'espace opérationnel des agents russes ». Si un « coup dur » a été porté à la présence des services de renseignement russes par une vague d’expulsions, il y a, selon les ministres cités, une nécessité persistante d’expulser le personnel de l’ambassade russe de divers pays de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)