La Présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a répondu, mercredi 29 mai, aux questions de l'eurodéputé Paul Tang (S&D, néerlandais) sur les effets du resserrement de la politique monétaire sur la transition énergétique.
Concernant l'intégration de considérations climatiques dans le futur cadre opérationnel, Christine Lagarde confirme que, conformément à son mandat secondaire et sans préjudice de son mandat principal de stabilité des prix, la BCE s’efforcera d'intégrer les considérations climatiques dans ses futures opérations structurelles de politique monétaire : des opérations de refinancement à plus long terme et un portefeuille de titres (EUROPE 13370/33).
Pour la Présidente, si le resserrement monétaire augmente globalement le coût et l'offre de crédit, cet effet est moins prononcé pour les entreprises affichant de faibles émissions ou engagées dans la décarbonation.
Mme Lagarde reconnaît que les coûts d'investissement peuvent constituer, pour certaines entreprises, un obstacle pour les investissements liés au climat. Elle estime que cela reflète la dépendance des entreprises européennes à l'égard des prêts bancaires et appelle au développement de la finance verte et à avancer vers l'union des marchés de capitaux.
Selon elle, la stabilité des prix reste une contribution-clé pour créer un environnement favorable aux investissements.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/cgc ; https://aeur.eu/f/cgb (Émilie Vanderhulst)