Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a réaffirmé vouloir que les députés européens de son parti, le Fidesz, rejoignent le groupe des ‘Conservateurs et réformistes européens’ (CRE) après les élections européennes, dans une interview accordée au magazine français Le Point publiée jeudi 30 mai (voir autre nouvelle).
Selon M. Orbán, le principal obstacle avancé jusqu'à présent à une coopération entre le CRE et le groupe 'Identité et démocratie' (ID) de Marine Le Pen était la présence dans ce dernier des extrémistes allemands de I'AfD, ce qui n’est plus le cas puisque l’AfD en a été exclue (EUROPE 13415/2).
« J'espère que Giorgia Meloni et Marine Le Pen trouveront donc un moyen de négocier tout de suite après les élections », a-t-il souligné (EUROPE 13417/27). « Ce dont nous avons besoin, c'est que l'opinion des électeurs de droite soit reflétée et recueillie par la droite, pas que le PPE continue de recueillir les électeurs de droite pour les tromper et coopérer avec la gauche », a-t-il ajouté.
Il a estimé qu'il voyait comme une menace l'« avenir progressiste et libéral de l'Europe », défendu notamment par le Président français, Emmanuel Macron. (Anne Damiani)