Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure a dénoncé, jeudi 30 mai, la condamnation, en vertu de la loi hongkongaise sur la sécurité nationale, d'hommes politiques et de militants pro-démocratie dans l'affaire appelée 'Hong Kong 47'.
Les autorités avaient inculpé 47 personnes pour 'conspiration à des fins de subversion'. Elles avaient participé à des élections primaires non officielles organisées par l’opposition pro-démocratie en 2020. Sur les 16 accusés ayant plaidé 'non coupable', 14 ont été reconnus coupables.
Cette condamnation « marque une nouvelle détérioration des libertés fondamentales et de la participation démocratique à Hong Kong », a dénoncé le porte-parole. Selon lui, les accusés sont « pénalisés pour leurs activités politiques pacifiques, qui devraient être légitimes dans tout système politique respectant les principes démocratiques fondamentaux ».
Il a souligné les profondes préoccupations de l'UE sur les poursuites engagées pour des raisons politiques, la détention provisoire prolongée et le refus de libération sous caution de la majorité des accusés, ce qui sape « la confiance dans l'État de droit tel qu'il est consacré dans la Loi fondamentale de Hong Kong ».
Il a ajouté que l'affaire remettait en question l'engagement de la Cité-État en faveur de l’ouverture et du pluralisme. (Camille-Cerise Gessant)