C'était un des points principaux à l'ordre du jour des ministres européens du Commerce, réunis en Conseil lundi 27 novembre à Bruxelles : faire un point sur l'état des négociations pour plusieurs accords de libre-échange que l'Union européenne ambitionne de conclure et en dresser un tableau optimiste.
La liste est longue : les ministres ont donné leur feu vert à la mise en place de celui avec la Nouvelle-Zélande (voir autre nouvelle). En parallèle, l'Union discute avec le Mercosur, le Chili, le Mexique ainsi que l'Inde. Récemment, toutefois,les négociations avec l'Australie ont subi un arrêt brutal et peinent aujourd'hui à être relancées.
L'Amérique latine comme partenaire principal
Deux de ces accords concentrent une grande partie des efforts, particulièrement du côté de la Présidence espagnole du Conseil : celui avec le Mercosur et celui avec le Chili. Ce dernier est « en passe » d'être ratifié par les États membres, selon Xiana Méndez, Secrétaire d'État espagnole au Commerce, qui présidait la réunion de ce lundi. « Cela représente un pas important dans le renforcement de nos relations avec l'Amérique latine », a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil. Cet accord est sensiblement une version modernisée et actualisée de l'accord de libre-échange déjà signé entre les deux parties en 2002.
Le cas des négociations avec le Mercosur est plus délicat. Les discussions s'accélèrent depuis plusieurs semaines, mais les positions restent encore éloignées (EUROPE 13293/22). Selon un haut responsable européen, les conditions « ne sont pas réunies » pour un bon accord. Selon lui, certains pays, en tête desquels la France, demandent de préserver les standards environnementaux européens et de prendre le temps avant de signer le traité.
Valdis Dombrovskis, le commissaire européen au Commerce, a insisté sur « l'importance stratégique » de l'accord, qui aiderait l'Union et les pays latino-américains à « renforcer leur sécurité économique » et à « faciliter leur transition verte ».
La rupture des négociations avec l'Australie a rapidement été abordée. Les Australiens sont revenus à la dernière minute sur des points déjà actés du futur accord, notamment en lien avec les quotas d'exportations de viande bovine. Du côté de la Commission, on se dit « toujours ouvert » à la reprise des négociations. (Isalia Stieffatre)