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Bulletin Quotidien Europe N° 13301
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ACTION EXTÉRIEURE / MÉditerranÉe

Josep Borrell appelle à la prolongation de la trêve à Gaza

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a appelé, lundi 27 novembre, à la prolongation de la trêve à Gaza. Alors que cette trêve devait prendre fin ce mardi, le Qatar a annoncé, lundi en fin de journée, qu’un accord avait été conclu pour la prolonger de deux jours supplémentaires.

« Il faut essayer que la trêve prononcée il y a quelques jours puisse continuer, il faut la prolonger. C’est un objectif qui semble réalisable, qui répond à l'exigence prioritaire d'éviter de nouveaux morts. Il est réclamé par une grande partie de l'opinion publique mondiale et même israélienne », a-t-il souligné à l’issue de la réunion de l’Union pour la Méditerranée à Barcelone, à laquelle 43 États membres ont participé, mais pas Israël, pourtant invité.

M. Borrell a rappelé que cela permettrait d'aboutir à la libération complète de tous les otages et à un cessez-le-feu qui permettrait de converger vers une solution politique. Il a rappelé que la guerre, avec ses lois, ainsi que le droit international et le droit international humanitaire devaient être respectés. Reprenant les propos du procureur général de la Cour pénale internationale, M. Borrell a rappelé que le respect de la loi internationale humanitaire n’était pas seulement un impératif moral, mais aussi judiciaire, une « obligation morale et politique pour faire tout notre possible pour alléger la souffrance des civils ».

Le coprésident de l’Union pour la Méditerranée, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, quant à lui, s’est montré plus ferme. « Israël proclame mener une guerre sous l’égide du droit international, mais ce n'est pas le cas, cela s’inscrit sous la définition juridique de génocide. (…) On demande un cessez-le-feu, mis en place immédiatement. L’agression ne peut plus continuer, les gens meurent sous les bombes, par manque d’eau et d’électricité, d’alimentation et d’autres besoins de base », a-t-il dénoncé.

Il a rappelé que les événements à Gaza étaient « la manifestation de l’horreur que l’occupation en Palestine entraîne depuis des décennies », estimant que le conflit n’avait pas commencé le 7 octobre avec les attaques du Hamas, mais qu’il était le résultat d’une occupation qui, « jusqu’à présent, ne montre aucun signe de fléchissement et menace la perspective de paix qui prive les Palestiniens de leurs droits ».

Le Haut Représentant de l'UE a une nouvelle fois expliqué que la solution au Proche-Orient ne serait pas militaire. Il a rappelé les éléments mis en avant par l’UE pour la fin du conflit à Gaza, y compris le retour de l'Autorité palestinienne à Gaza. « La solution vient du retour de l’Autorité palestinienne à Gaza. Une Autorité palestinienne revitalisée, car un territoire sans État est un territoire qui serait livré au chaos, à la violence, au terrorisme et à la migration, dont l'Europe sera la première à payer le prix », a-t-il prévenu.

M. Borrell a également dénoncé la colonisation illégale de la Cisjordanie, « une des sources de tensions et un des obstacles les plus importants pour résoudre le conflit ». Il s’est dit « consterné d’apprendre qu’en pleine guerre », le gouvernement israélien prévoyait d'allouer 43 millions de dollars supplémentaires à l'intensification des activités de colonisation. « La violence répandue par les colons extrémistes en Cisjordanie, souvent sous la protection de la police et de l'armée israéliennes, ne rend pas Israël plus sûr. Les colonies constituent le plus grand handicap d'Israël en matière de sécurité », a-t-il ajouté, estimant qu’elles étaient une grave violation du droit humanitaire international.

 Le ministre espagnol, José Manuel Albares, a également annoncé que la conférence internationale pour la paix proposée par son pays avait reçu « beaucoup de soutien », lors de la réunion, de la part de l’UE et de la Ligue arabe, et que la Présidence saoudienne de la coopération islamique avait aussi fait part de son soutien pour une conférence qui matérialise la solution à deux États. (Camille-Cerise Gessant)

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